Toulouse : les avocats en grève manifestent sur les marches du Palais de Justice

Publié le Mis à jour le
Écrit par Yann-Olivier d'Amontloir

A Toulouse, les avocats entament leur 2ème semaine de grève. Ils protestent contre le projet de réforme des retraites qui les impacte fortement. A l'heure où la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet, reçoit une délégation au ministère, ils se sont rassemblés sur les marches du Palais de justice.

La mobilisation des avocats du barreau de Toulouse ne faiblit pas.

Après des journées "justice morte", ils entament ce lundi 13 janvier leur 2ème semaine de grève : ce mouvement se traduit par le renvoi de très nombreuses audiences au Tribunal de Grande Instance (TGI) et à la Cour d'appel de Toulouse, tant au niveau civil que pénal.



Samedi 11 janvier, de nombreux membres du Barreau ainsi que des élèves-avocats avaient déjà participé à la manifestation unitaire contre le projet de réforme des retraites et son impact qu'ils jugent très négatif sur l'avenir de leur profession.

Ce lundi à 11 heures du matin, au moment même où la Garde des Sceaux-Ministre de la Justice Nicole Belloubet recevait une délégation des représentants de l'Ordre des avocats, Place Vendôme à Paris, ils étaient près de 300 à se rassembler en robes noires pour manifester, avec banderoles et pancartes, sur les marches du Palais de justice de la préfecture de la Haute-Garonne.

 

Le projet de réforme des retraites est la cause de leur mécontentement : en mettant en place un régime universel par points, il prévoit d'absorber la caisse de retraites de l'ordre des avocats et de doubler leurs cotisations (de 14 à 28%).

Or, leur régime autonome est en équilibre financier, et même excédentaire, grâce au fait qu'il y a 4,3 avocats actifs pour 1 retraité.

Contre "l'effet d'aubaine"

Ils ont donc l'impression que le gouvernement veut profiter de cette manne financière pour rééquilibrer la caisse générale de retraite des salariés, tout en leur imposant un effort supplémentaire exorbitant.

Une hausse des cotisations qui menacerait la pérennité de nombreux cabinets et de jeunes avocats débutants, dont les ressources proviennent principalement de l'aide juridictionnelle.


Du coup ce sont les justiciables aux plus faibles revenus qui se retrouveraient lésés par cette mesure.

Les membres du barreau toulousain attendaient les résultats de cette entrevue au ministère, pour décider des suites à donner à leur mouvement.

Finalement, en milieu de journée et en assemblée générale, les participants ont voté à la mùajorité la poursuite du mot-d'ordre de grève pour une semaine supplémentaire.


 
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