L'opération antiterroriste au Mirail débouche sur des poursuites “incidentes” de droit commun

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5 personnes ont été interpellées lors de plusieurs perquisitions menées à Toulouse dans la nuit de dimanche à lundi. 2 autres sont assignées à résidence. Une opération antiterroriste sans lien direct avec les attentats de Paris mais qui débouche surtout sur des procédures de droit commun. 

Par Fabrice Valery

La police, avec l'appui du Raid et de la BRI (au total 200 policiers), a mené dans la nuit de dimanche à lundi plusieurs perquisitions conduisant à l'interpellation et au placement en garde à vue de 5 personnes, dans le quartier du Mirail à Toulouse, a-t-on appris de plusieurs sources policières. Deux autres ont été assignées à résidence sur décision du ministère de l'intérieur.

Des procédures "incidentes"​

Lors de ces perquisitions en pleine nuit, une arme, des faux billets et de la drogue en petite quantité ont été découvertes. "Pas grand chose" selon une source policière. Ces perquisitions et interpellations visaient des personnes proches de la mouvance de l'islam radical. 

Au moins deux personnes relâchées​

A 18 heures lundi, le parquet de Toulouse indiquait que 2 personnes avaient relâchées dans la journée. Une troisième était jugée en comparution immédiate pour possession de résine de cannabis. Enfin 2 autres personnes étaient à cette heure-là encore en garde à vue

168 perquisitions en France

Plusieurs autres perquisitions ont été menées en même temps dans d'autres villes de France notamment à Grenoble, en région lyonnaise et à Bobigny, 168 en tout selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Ce sont des actions "préventives, pour protéger les Français" a-t-il précisé. 

De la lutte antiterroriste au droit commun

L'opération menée à Toulouse s'inscrit dans le cadre de la lutte antiterroriste et non pas dans celui de l'enquête sur les attentats de Paris. Idem pour Grenoble. En revanche, il semble que l'opération menée à Bobigny soit en relation avec l'enquête sur les attentats. 
C'est l'état d'urgence décrété par le chef de l'Etat et un autre décret qui permet des interventions de police en pleine nuit et ces perquisitions administratives.

Une autre perquisition en Aveyron

Dans notre région, une autre perquisition administrative a eu lieu à Saint-Affrique en Aveyron, à l'hôtel où un ancien membre du GIA algérien, Merouane Benahmed, est assigné à résidence. L'homme n'a cependant pas été placé en garde à vue. 

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