Toulouse : dixième congrès européen (ERTS) sur les systèmes embarqués en temps réel

Embedded real Time Systems (ERTS) 2020. C'est le dixième congrès européen sur les systèmes embarqués en temps réel. Durant 3 jours, de nombreux industriels et chercheurs français et étrangers se réunissent pour faire le point sur l'autonomie, la connectivité et l'intelligence embarquée.
Paul Dubrulle , Co fondateur Alkalee. La solution d'Alkalee permet de partager les données et la puissance de calcul dans les ordinateurs des véhicules de demain.
Paul Dubrulle , Co fondateur Alkalee. La solution d'Alkalee permet de partager les données et la puissance de calcul dans les ordinateurs des véhicules de demain. © XM / FTV
C'est la dixième édition du congrès ERTS (Systèmes embarqués en temps réel). Organisé tous les 2 ans, ce congrès européen fête sa vingtième année d'existence.
C'est un rendez-vous de référence dans le domaine des logiciels et des systèmes embarqués. A destination des universités, des centres de recherche et des industriels, plus de 500 visiteurs sont attendus pour cette nouvelle édition.


Encore plus d'autonomie

Ce forum est l’occasion de faire le point sur les dernières avancées mais aussi sur les perspectives dans ce domaine en constante évolution. Le but est d’aller vers encore plus d’autonomie, de connectivité et d’intelligence artificielle.

Pour cette année, l’accent a été mis sur 3 grands axes :
Jean Arlat, président du comité scientifique d’ERTS 2020.

Les systèmes embarqués sont des calculateurs qui se déploient aussi bien sur un outil numérique que sur la santé ou l’agriculture. Il y a de nouvelles méthodes d’applications qui sont de plus en plus ouvertes sur le monde extérieur. L’objectif est d’être capable de certifier les systèmes pour limiter l’incertitude auprès de la population.


"Il faut que le processeur soit sûr"

Pierre-Henri Stanek est éditeur de logiciels dans le domaine de la sureté de fonctionnement chez QA Systems.
Selon lui, "l’objectif est d’être embarqué dans un système qui consomme assez peu d’électricités pour tourner plus longtemps de façon autonome".

Sur les voitures autonomes, il y a beaucoup de données à traiter pour s’assurer que le véhicule fait ce qu’il est censé faire en terme d’événement. Freiner si un piéton traverse par exemple.
Dans une voiture moderne, vous avez énormément de processeurs de calcul. Le but est de vérifier que le logiciel qui est embarqué dans le processeur soit sûr.

Non, Pierre-Henri Stanek n'a pas le dernier smartphone. C'est une carte d'évaluation, un calculateur.
Non, Pierre-Henri Stanek n'a pas le dernier smartphone. C'est une carte d'évaluation, un calculateur. © XM /FTV



D'après Mohamed Kaâniche, chercheur au CNRS et directeur scientifique adjoint de l’institut Aniti (institut interdisciplinaire d’intelligence artificielle de Toulouse), "l’acceptabilité sociale par le grand public est très importante".

On essaie de développer des méthodes qui nous permettent de construire des systèmes critiques dans lequel on puisse avoir confiance. Actuellement, sur l’intelligence artificielle on manque encore de certitude par rapport à la fiabilité ou à la robustesse de ces modèles. On doit développer des capacités qui nous permettent de mieux comprendre quelles sont les limites pour que cela fonctionne sans défaillance.

Mr Kaâniche insite sur le fait qu'ils sont en perpétuel évolution. "On est capable de développer des solutions qui vont protéger contre les effets de certaines défaillances d’équipements ou d’erreur de conception".

On teste, on évalue et on cherche des systèmes qui ont des capacités accrues en termes d’autonomie.


"Il faut que tout se passe en moins de 100 millisecondes"


La solution d'Alkalee permet de partager les données et la puissance de calcul dans les ordinateurs des véhicules de demain. Paul Dubrulle est co-fondateur d'Alkalee.

Sur une fonction réaction avec un capteur de distance d’obstacle, il faut plusieurs traitement avant d’arriver jusqu’à la mâchoire de frein qui va freiner. Il y a une dizaine de composants de logiciels qui doivent interagir avant d’avoir traité l’information et décider de freiner. Il faut garantir que tout cela se passe en moins de 100 millisecondes, sinon la voiture n’ira pas sur la route.

Leur but est de pouvoir spécifier les fonctions dans le véhicule comme le contrôle adaptatif de distance de sécurité, la gestion de la vitesse, voire la conduite autonome. "Pouvoir l’intégrer sur la plateforme d’un système qui fonctionne et qui puisse être certifié avant de le mettre sur la voie public".

Notre objectif est de faciliter tout ce travail d’intégration pour les constructeurs automobile.

Le traitement de données, la conduite autonome mais aussi l'intelligence artificielle font parti des évolutions de demain. De nouvelles technologies qui vont vers des systèmes de plus en plus autonome en lien avec la mobilité et les services en interaction avec l'humain.

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