Toulouse : une oeuvre photographique et contemporaine à découvrir au Pont-St-Pierre

Vous l'avez peut-être déjà remarqué en déambulant près du Pont-St-Pierre ? Ce cercle rouge fixé sur une pile du pont. Il est l'œuvre de Georges Rousse, un photographe-plasticien, présent sur le site depuis le 14 décembre pour une installation inattendue.

L'installation de l'œuvre de Georges Rousse sur le Pont-St-Pierre à Toulouse.
L'installation de l'œuvre de Georges Rousse sur le Pont-St-Pierre à Toulouse. © NF/FTV

Depuis ce lundi 14 décembre, un chantier d’un genre particulier a pris place sous le Pont-St-Pierre à Toulouse. Les piétons qui le traversent n’ont qu’à se pencher sur le parapet pour découvrir 3 cordistes-acrobates à l’action, ou les apercevoir depuis les escaliers place St-Pierre.

Une oeuvre photographique

Depuis la rive droite de la Garonne, la première pile du Pont-St-Pierre accueille un cercle de métal rouge de 5,5 mètres de diamètre, traversé de lattes rouges elles aussi, et laisse entrevoir par transparence la formation d’un deuxième cercle, en peinture jaune.

La création de Georges Rousse interpelle.

Georges Rousse - photographe-plasticien
Georges Rousse - photographe-plasticien © NF/FTV

Les courbes des ponts, des murs en bord de Garonne et des signaux fluviaux ont inspiré le photographe Georges Rousse. De ces éléments est née une composition photographique de deux disques mêlés, l’un au-dessus de l’autre.

J’ai imaginé le cercle perpendiculaire au pont pour créer la transparence, rouge pour l’incandescence du feu et le jaune symbole de la lumière.

Georges Rousse - Artiste photographe plasticien

Le rouge et le jaune, comme un clin d'oeil aux couleurs de la croix occitane et du blason de Toulouse.

Les cordistes-acrobates tracent le cercle jaune sur la pile du Pont-St-Pierre.
Les cordistes-acrobates tracent le cercle jaune sur la pile du Pont-St-Pierre. © Georges Rousse

Une illusion d'optique

D’après une vue du Pont-St-Pierre prise depuis les marches, l’artiste a dessiné deux cercles sur son appareil photo. La photographie reportée sur l’écran de son ordinateur lui permet de mettre à l’échelle le projet et de recréer le disque jaune en taille réelle sur les piles du pont. Depuis la rive de la Garonne, le plasticien communique aux 3 cordistes les éléments nécessaires à la formation du cercle.

La perspective est ainsi reproduite point par point sur la première et la deuxième pile du pont.

L’œuvre terminée ne sera visible dans sa totalité que dans un seul axe. Pour l’admirer, le visiteur devra se tenir au milieu de l’escalier à gauche du pont, près de la place St-Pierre.

L’anamorphose est une technique qui permet à Georges Rousse de jouer avec les perspectives. Une autre de ses œuvres est visible à Toulouse au terminus du Tram sur le parvis du MEETT.

Au Pont-St-Pierre l’artiste agit également sur l’espace urbain et un lieu symbolique de la ville rose, en adressant un signal énergique aux visiteurs.

Donner du sens au quartier

Mettre la culture dans l’espace urbain à une période où elle demeure inaccessible, tel est le message que la mairie de Toulouse souhaitait porter en proposant cette œuvre aux Toulousains par le biais du Centre d’Art Nomade.

Il s’agit d’investir un lieu atypique et emblématique de Toulouse. Donner du sens et attirer l’œil sur ce quartier qui accueillera à l’avenir, la cité des arts sur le site de La Grave.

Pierre Esplugas-Labatut - Adjoint mairie de Toulouse chargé des musées

La vue sur "Toulouse 2020" depuis l'escalier de la Place St-Pierre à Toulouse.
La vue sur "Toulouse 2020" depuis l'escalier de la Place St-Pierre à Toulouse. © NF/FTV

L’installation devrait s’achever lundi 21 décembre et se poursuivre jusqu’au 21 mars 2021.

Le temps de passer l’hiver.

 

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