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Toulouse, libérée de l'occupation allemande le 19 août 1944

Le Faubourg-Bonnefoy, à Toulouse, le 20 août 1944. / © Archives municipales de Toulouse
Le Faubourg-Bonnefoy, à Toulouse, le 20 août 1944. / © Archives municipales de Toulouse

La libération de la ville rose a débuté le 19 août 1944. Les Toulousains la commémorent ce dimanche, dans l'ancienne prison Saint-Michel où furent emprisonnés les résistants de la région. 

Par Marie Martin

Il y a 75 ans, le 19 août 1944 commençait la libération de Toulouse, l'une des deux grandes villes françaises - avec Lyon - à avoir accueilli un réseau important de la Résistance, en raison notamment de sa proximité avec l'Espagne.

Ville de protection des réfugiés, elle a en effet accueilli des Italiens ennemis du fascisme, des Républicains espagnols, puis des juifs venant de Pologne, d'Allemagne et d'Autriche. Beaucoup se sont engagés au sein des nombreux mouvements de la Résistance. Avec ses sites aéronautique et d’armement, Toulouse a été une ville importante, du point de vue du renseignement.

La libération de la ville rose a duré deux jours. Elle est le fruit de plusieurs mois de préparation. Au moment du débarquement allié, en effet, les forces vives de la ville rejoignent les différents maquis du secteur. Malgré le manque d'armes et de liaisons, elles parviennent à créer un sentiment d'insécurité chez l'occupant. 

Les maquisards commencent à converger vers Toulouse, le 18 août 1944, venant des départements limitrophes de la Haute-Garonne. Le 19 août au matin, c'est la panique chez les Allemands qui préparent leur retrait, et incendient le consulat d'Allemagne et le siège de la Gestapo, rue Maignac. 

Les premiers combats interviennent Faubourg Bonnefoy : des barricades sont dressées, les cheminots bloquent les trains gare Matabiau, les prisonniers sont libérés de la prison Saint-Michel. Le 20 août, Toulouse est enfin libre et reçoit la visite du général de Gaulle.

Dimanche 18 août 2019, les Toulousains commémorent cette libération, au sein de l'ancienne prison Saint-Michel. Celle-là même où Marcel Langer, grand résistant toulousain d'origine polonaise a été guillotiné, le 23 juillet 1943, après avoir écrit : «Je meurs pour la France et pour une Humanité meilleure».
La commémoration de la libération de Toulouse, dans l'ancienne prison Saint-Michel. / © Emmanuel Wat/France 3 Occitanie
La commémoration de la libération de Toulouse, dans l'ancienne prison Saint-Michel. / © Emmanuel Wat/France 3 Occitanie

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