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Toulouse, Montauban, Lille : marches et rassemblements en hommage à l'enseignante tuée à Albi

10 jours après la mort de Fabienne Terral-Calmès, tuée dans sa classe à Albi par la mère d'une élève, plusieurs rassemblements étaient organisés ce mardi 15 juillet dans toute la France notamment à Toulouse, devant le rectorat d'académie. 
Devant l'école Edouard-Herriot d'Albi
Devant l'école Edouard-Herriot d'Albi © MaxPPP
Des rassemblements étaient organisés un peu partout en France ce mardi 15 juillet en hommage à Fabienne Terral-Calmès, enseignante de 34 ans et maman de deux petites filles, tuée le vendredi 4 juillet dernier, dernier jour d'école, par une mère d'élève déséquilibrée.

A Lille, une "marche blanche" était prévue ce lundi à 17 heures. Même horaire pour Montauban où un rassemblement était prévu devant l'inspection d'académie. Des rassemblements aussi à Perpignan ou Toulon. A Rodez, une vingtaine de personnes se sont réunies devant la préfecture. 

Enfin à Toulouse, une centaine de personne s'est regroupée à 17h45 place du Capitole pour prendre la direction du rectorat d'académie (photo ci-dessous).
© K. Pellat / France 3
A Albi, ville où enseignait Fabienne Terral-Calmès, environ 4000 personnes ont défilé dans la ville le 7 juillet dernier et se sont recueillies devant l'école Edouard-Herriot où s'est déroulé le drame.

L'enseignante a reçu la Légion d'Honneur le 14 juillet à titre posthume. Le ministre de l'éducation nationale Benoit Hamon a indiqué que la mention "Mort au service de la Nation" serait attribuée à Fabienne Terral-Calmès et que ses filles allaient bénéficier du statut de pupilles de la Nation.

La mère de 47 ans qui l'a mortellement poignardée le 4 juillet dernier a été mise en examen pour assassinat et internée d'office en hôpital psychiatrique. Les experts qui l'ont examinée ont indiqué que les troubles psychiatriques dont elle souffre ont "conduit à l'altération de son discernement". Pour son avocat, Maître Alexandre Martin, qui l'a rencontrée pour la première fois à l'hôpital du Bon Sauveur à Albi le 10 juillet dernier, elle a "des bouffées délirantes" qui l'ont conduite à croire que "sa fille lui serait retirée le dernier jour d'école". Mais selon son avocat, elle a exprimé ses regrets indiquant : "Je ne voulais pas la tuer". 
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