A Toulouse, le personnel chargé de la petite enfance mécontent

Le mécontentement du personnel chargé de la petite enfance de Toulouse continue de grandir. Ce vendredi matin, 80 d'entre eux ont manifesté à l'occasion d'une réunion sur la petite enfance qui se tenait salle Mermoz. Ils interpellent les élus sur la dégradation des conditions d'accueil dans les crèches de la ville. / © Marie Martin/ F3 Midi-Pyrénées
Le mécontentement du personnel chargé de la petite enfance de Toulouse continue de grandir. Ce vendredi matin, 80 d'entre eux ont manifesté à l'occasion d'une réunion sur la petite enfance qui se tenait salle Mermoz. Ils interpellent les élus sur la dégradation des conditions d'accueil dans les crèches de la ville. / © Marie Martin/ F3 Midi-Pyrénées

Le mécontentement des personnels chargés de la petite enfance de Toulouse continue de grandir. Ce vendredi matin, 80 d'entre eux ont manifesté lors d'une réunion sur la petite enfance, salle Mermoz. Ils interpellent les élus sur la dégradation des conditions d'accueil dans les crèches de la ville.

Par Delphine Gerard

Fermetures de structures d'accueil, manque de personnels, épuisement au travail... Depuis cet hiver, une partie des personnels chargés de la petite enfance à Toulouse interpellent la municipalité pour dénoncer des conditions dégradées dans les structures d'accueil. 

Ce vendredi matin, environ 80 personnels grévistes ont perturbé une réunion salle Mermoz pour interpeller le maire de Toulouse et l'élue chargée de la petite enfance afin de les alerter sur leur situation. "Dans les crèches, y'a pas que les bébés qui pleurent" ou "Pas d'économies sur le dos de nos petits", pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants. 
© Marie Martin/ F3 Occitanie
© Marie Martin/ F3 Occitanie

Lors du discours de Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, 200 personnes sont sorties pour rejoindre les manifestants et perturber ainsi la prise de parole de l'élu.


Mal-être et inquiétudes sur l'avenir



Selon eux, le manque de remplacements entraîne un travail à flux tendu; certains salariés sont en mal-être au travail. De plus, ils s'inquiètent d'une dégradation du service d'accueil avec la fermeture d'une structure au sept-deniers, des inquiétudes sur l'avenir des halte-garderies et crèches familiales et enfin les difficultés de mises en place d'actions éducatives...

Le syndicat CGT, représentant de personnel, demande notamment le recrutement de 60 statutaires et la mise en place d'un pool de remplaçants.

Ce mouvement du personnel fait écho à une mobilisation des parents toulousains. En mai, ils dénonçaient eux aussi une dégradation des conditions d'accueil. 

A Toulouse, 20 000 enfants sont accueillis dans une soixantaine d'établissements à Toulouse, sans compter les structures annexes de types associatives.

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