Toulouse : des pneumologues développent des “prothèses 3D” pour réparer bronches et trachées

Cette technique novatrice a fait l'objet d'une publication dans l'American journal of respiratory and critical care medicine. / © REMY GABALDA / AFP
Cette technique novatrice a fait l'objet d'une publication dans l'American journal of respiratory and critical care medicine. / © REMY GABALDA / AFP

Une équipe de pneumologues du centre hospitalier de Toulouse a présenté mercredi une technique novatrice : l'implantation de "prothèses 3D" sur mesure pour traiter des rétrécissements de la trachée et des bronches.
 

Par J.St-S avec AFP

Une prothèse "nouvelle génération" adaptée à chaque patient à partir d'une modélisation en 3D des "bronches ou de la trachée". Voici ce qu'a présenté l'équipe médicale de pneumologie du CHU de Toulouse du professeur Mazières, à l'occasion de l'Euroscience Open Forum (du 9 au 14 juillet) à Toulouse. Selon le CHU, il s'agit d'une "première mondiale".

"Lors de cancers, après des transplantations ou des intubations", les rétrécissements de voies aériennes - la trachée et les bronches - entraînent des difficultés respiratoires, a expliqué le professeur toulousain Julien Mazières. Et selon le pneumologue Nicolas Guibert, les prothèses standards "ne s'adaptent pas toujours à l'anatomie du patient qui n'a donc pas une bonne qualité de vie".


Des premiers résultats encourageants


C'est pourquoi, les chercheurs ont privilégié la solution du sur mesure. L'équipe qui a étroitement collaboré avec une start-up toulousaine, spécialisée dans la création d'implants en 3D (AnatomikModeling), soutient que neuf patients ont ainsi pu bénéficier de cette innovation. "Les résultats sont globalement bons, la prothèse est bien tolérée, la qualité de vie des patients est meilleure et les complications très rares", a assuré le Pr Mazières. 

Une étude de plus large envergure doit débuter prochainement. Elle permettra de tester l'efficacité de cette technique sur une population plus importante. Au total, 1.000 patients seraient potentiellement concernés par ces prothèses chaque année en France.

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