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Toulouse : quatre périmètres étudiés pour interdire la circulation des véhicules les plus polluants

Photo d'illustration / © XAVIER DE FENOYL/LA DEPECHE DU MIDI/MAXPPP
Photo d'illustration / © XAVIER DE FENOYL/LA DEPECHE DU MIDI/MAXPPP

La ville de Toulouse veut mettre en place une Zone à faible émission, à l'intérieur de laquelle les véhicules les plus polluants ne pourront pas circuler, pour améliorer la qualité de l'air. Vendredi 2 août, la métropole a communiqué quatre périmètres étudiés.

Par Adélaïde Tenaglia

Comme d'autres grandes villes fortement touchées par la pollution, Toulouse devrait mettre en place d'ici 2020 des restrictions de circulation pour les véhicules les plus polluants. Vendredi 2 août la métropole a révélé les différentes pistes de Zone à faibles émissions (ZFE) qui pourraient entrer en vigueur. 

L'objectif d'une ZFE est de réduire la pollution de l'air en interdisant aux véhicules les plus polluants de circuler dans un périmètre délimité. La sélection de ces véhicules se fait sur la base des vignettes Crit'air. 

Vendredi, la métropole a donc révélé 4 scénarios sur lesquels elle a travaillé, reposant sur plusieurs critères : l'inclusion ou non du périphérique, la taille de la zone, et bien sûr le nombre de personnes concernées. 

Voici les quatre scénarios :
  • Scénario A : le centre ville

Cette première hypothèse se limite à l'hyper-centre de Toulouse. La zone est délimitée au nord et à l’ouest par le Canal du Midi, entre les Ponts Jumeaux et le pont des Demoiselles ; au sud par le Pont Pierre de Coubertin (île du Ramier) et l’avenue Crampel ; à l’ouest par l’axe Avenue de Muret / Fer à Cheval / Allée Charles de Fitte / Pont des Catalans / Allée de Barcelone et de Brienne. Aux Amidonniers, le périmètre est délimité par la Garonne.

Dans ce cas, les véhicules portant la vignette Crit'air 4 et 5 et ceux immatriculés avant 1993 sont interdits à la circulation dans cette zone. Dans ce scénario, environ 27000 personnes bénéficieraient d'une amélioration de la qualité de l'air. 
 
Scénario A / © Capture d'écran Toulouse métropole
Scénario A / © Capture d'écran Toulouse métropole
 
  • Scénario B : une zone élargie, le périphérique pas concerné

Dans ce deuxième scénario, la zone est élargie, délimitée par le périphérique à l’Est, au Sud et au Nord ; par la Rocade Arc-enCiel et le Fil d’Ariane (RD901/A621) à l’Ouest.

Les voies qui encadrent cette zone, ainsi que la rocade ouest ne seront cependant pas concernées par les restrictions, donc accessibles à tous les véhicules. 

Les effets positifs de ce scénario : une réduction du trafic routier, et surtout une zone d'amélioration de la qualité de l'air beaucoup plus étendue, donc environ 110 000 personnes bénéficieraient. 
 
Le scénario B / © Capture d'écran Toulouse métropole
Le scénario B / © Capture d'écran Toulouse métropole
 
  • Scénario C : zone identique incluant la rocade ouest

Ici, la zone de restriction de circulation est identique. Mais au lieu d'exclure le périphérique ouest, comme dans le scénario B, celui-ci est inclus : les voitures immatriculées avant 1993 ou avec la navette Crit'air 4 ou 5 ne peuvent pas l'emprunter.
 
Les effets potentiels sur la qualité de l'air / © Capture d'écran Toulouse métropole
Les effets potentiels sur la qualité de l'air / © Capture d'écran Toulouse métropole
 
  • Scénario D : quasi similaire au précédent mais plus tolérant

Le quatrième et dernier scénario reprend exactement la même zone que le scénario C. Le périphérique ouest n'est donc pas accessible pour les véhicules concernés par la restriction.

Mais cette hypothèse là est moins contraignante : contrairement à la précédente, les véhicules Crit'air 4 peuvent circuler. Seuls les véhicules Crit'air 5 ou immatriculés avant 1993 ne pourront pas circuler à l'intérieur de cette zone. 

Avec ce dernier scénario, seulement 1 800 personnes bénéficieraient d'une amélioration de la qualité de l'air, contre environ 171 000 dans le scénario précédent. 

Mise en place courant 2020

La métropole précise que ces hypothèses sont envisagées avec une application de la restriction de la circulation 24h/24 et 7jours/7. Mais rappelle que ces conditions peuvent varier en fonction de nombreux critères, notamment le degré de pollution. 

Une deuxième phase de discussion devrait avoir lieu d'ici la fin de l'année, rien n'est donc encore décidé. Le périmètre de la Zone à faible émission devrait être décidé au printemps 2020, pour une application fin 2020. 






 

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