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Un journaliste toulousain mis en examen pour complicité de diffamation contre le Front National

Pascal Pallas, journaliste à la Voix du Midi a été mis en examen lundi pour complicité de diffamation contre le Front National. Cette mise en examen fait suite à la publication d'un article sur le retrait de la tête de liste du Front National pour les élections municipales à Saint-Alban.
L'article a été publié dans la Voix du Midi le 7 novembre 2013.
L'article a été publié dans la Voix du Midi le 7 novembre 2013. © France 3 Midi-Pyrénées
Pascal Pallas, journaliste et rédacteur en chef du journal toulousain la Voix du Midi a été mis en examen lundi pour complicité de diffamation par le Tribunal de Grande Instance de Toulouse. Cette mise en examen fait suite à la publication d'un article en novembre 2013 sur le retrait d'une candidate du FN aux municipales à Saint-Alban en Haute-Garonne.

Plainte pour diffamation du Front national​

Cet article publié sur le site internet du journal puis dans sa version papier était consacré au retrait de Nadia Portheault comme tête de liste du Front National pour les élections municipales à Saint-Alban. Elle et son mari y faisaient état de désaccords avec certaines méthodes et idées du parti. Après la publication, le Front National a porté plainte contre eux pour diffamation. Et le juge d'instruction a décidé de poursuivre Pascal Pallas pour complicité. "Je suis poursuivi à titre personnel. Ce n'est pas le journal qui est attaqué mais moi personnellement. On me reproche d'être complice du délit de diffamation", indique le journaliste qui souligne que la situation serait beaucoup plus problématique s'il ne bénéficiait pas du soutien de son journal : "jai la chance d'avoir un employeur qui me soutient. Ce serait beaucoup plus problématique pour un pigiste ou un journaliste indépendant".

Droit d'informer et liberté d'expression

Son avocat, Philippe Wallaert, regrette cette mise en examen : "on déplore sa mise en examen, d'autant d'autant plus que le sentiment de Pascal Pallas, c'est d'avoir correctement exécuté son travail et de manière complète. Il n'a jamais eu d'autre but que d'informer. Il est d'une parfaite bonne foi. Sa bonne foi se traduit par le fait qu'il est allé interroger le représentant local du FN sur ces faits-là, comme en témoigne son article". Une bonne foi que revendique également le journaliste : "je plaide le droit d'informer les citoyens et ma bonne foi à l'égard du FN. Voix du Midi a toujours entretenu des relations apaisés avec les représentants locaux du FN, la candidature de Serge Laroze à la mairie de Toulouse étant du reste suivie avec attention et de façon tout à fait neutre".
L’Association des Journalistes de Toulouse et de Midi-Pyrénées (AJT) apporte son soutien à Pascal Pallas et à son journal. Elle appelle "l’ensemble des journalistes" à faire de même "et à se montrer très vigilants sur l’évolution de cette affaire".




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