Un week-end pascal au château de Merville en Haute-Garonne avant le confinement

Pas de traditionnelle chasse aux œufs cette année au château de Merville mais des récompenses en chocolat en fin de la visite. Ce week-end de Pâques, il sera possible de se perdre dans le dédale du célèbre labyrinthe de buis ou de flâner dans le parc à l'ombre des chênes séculaires .

Week-end pascal au château de Merville en Haute-Garonne
Week-end pascal au château de Merville en Haute-Garonne © Dominique Viet

Lors du premier confinement lié à l’épidémie de coronavirus l’an passé, le château de Merville était resté fermé. Les parcs et jardins étant autorisés à recevoir du public cette année, le château de Merville et son célèbre labyrinthe ouvriront leurs portes au public ce week-end de Pâques. En raison de l’épidémie de coronavirus et pour respecter les mesures sanitaires imposées, la traditionnelle chasse aux œufs n’aura pas lieu.

En revanche, le célèbre labyrinthe et les jardins du château restent accessibles. Après avoir relevé les défis du parcours "Enigma" dans le dédale du labyrinthe de buis, les participants bénéficieront d'une récompense en chocolat. La possibilité pour les familles de prendre une dernière bouffée d’oxygène avant le confinement, le gouvernement ayant promis une certaine souplesse durant ce week-end de Pâques avec des déplacements tolérés au-delà de 10 kilomètres sans attestation.

Les équipes du château de Merville sont à pied d’œuvre pour organiser l’accueil des visiteurs dès demain samedi 3 avril à partir de 10 heures. Pour fluidifier les entrées, le public peut réserver en ligne par le biais d’une billetterie.

"Cette billetterie, c’est une première", explique Laurent de Beaumont, propriétaire du château, "on s’adapte à la situation pour permettre un maximum de confort aux visiteurs en gérant au mieux les flux dans le parc et les jardins. L’accueil se fait entre 10 heures et 17 heures du samedi 3 avril au lundi 5 avril. Le tarif est de 10 euros pour les adultes et de 8 euros pour les enfants, l’entrée est gratuite pour les moins de quatre ans".

Seuls les jardins de 5 hectares de buis et le parc de 20 hectares sont accessibles, le château du 18ème siècle n’est pas ouvert au public. Le port du masque est obligatoire mais les visiteurs pourront s’assoir dans le parc et accéder à la Taverne pour commander des boissons, des glaces ou des sandwichs.

Le parcours "Enigma" dans le plus grand labyrinthe de buis d’Europe

Avant la pandémie, lors de la traditionnelle chasse aux oeufs, le château de Merville accueillait sur trois jours entre 3000 et 4000 personnes. "Là, tout est très flou pour nous, c’est déjà pas mal d’ouvrir pour ce week-end pascal car l’an passé le manque à gagner avec la fermeture représentait 30% du chiffre d’affaires. Une somme importante qui d'habitude sert à l’entretien du jardin", rajoute Laurent de Beaumont.

Le labyrinthe rend hommage aux grands savants, aux inventeurs, Galilée, Gutenberg, Marie Curie ou encore Albert Einstein. Au cours de la promenade dans un dédale de 5 kilomètres de buis, les visiteurs s’amusent en répondant à des énigmes. Un jeu scénarisé et interactif qui permet d’apprendre de manière ludique. Une exposition sur Léonard de Vinci avec des reproductions grandeur nature des réalisations de l’artiste termine la visite.

Escapade au château de Merville durant le week-end Pascal.
Escapade au château de Merville durant le week-end Pascal. © Dominique Viet

Flâner dans le parc et les jardins à l'ombre des chênes séculaires

Le château de Merville et son parc de 30 hectares accueillent en temps normal plus de 40 000 visiteurs par an, d’avril à octobre. Son labyrinthe est labellisé "qualité tourisme".

Le visiteur peut aussi envisager une grande et belle promenade dans le parc sous les chênes bicentenaires tout en découvrant 250 ans d’histoire du château et de ses occupants retracée à l’aide de panneaux et d’une application mobile, téléchargeable en amont de la visite.

A la fin de la promenade, un butin en chocolat sera distribué à tous les participants, un petit réconfort pour les papilles en ces temps douloureux de pandémie.

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