Une filière de proxénétisme aggravé démantelée : 10 personnes interpellées, les passes se déroulaient dans un immeuble insalubre

Une filière sud-américaine d'aide aux migrants et de proxénétisme aggravé en bande organisée a été démantelée à Toulouse entre le 22 et le 26 mars. Les proxénètes proposaient, via des petites annonces sur internet, les faveurs sexuelles de jeunes femmes dans un immeuble du centre-ville.

Une filière de proxénétisme aggravé démantelée à Toulouse. Via des annonces sur internet, des jeunes femmes se prostituaient dans un immeuble du centre-ville. 10 personnes ont été interpellées, 6 mises en examen.

Une filière de prostitution démantelée

Les recherches, menées conjointement par le commissariat de Toulouse et les agents de l'OLTIM, l'office de lutte contre le trafic illicite de migrants, ont débuté en septembre 2023, dans le cadre d'une enquête, diligentée par le parquet de Toulouse. Elle faisait suite à des informations concernant des Sud-Américaines contraintes de se prostituer.

"Les investigations, menées par la suite avec le GIR, ont permis d'identifier 3 femmes proxénètes assistées de complices, qui organisaient la prostitution de leurs compatriotes en gérant leurs annonces sur des sites spécialisés, leur planning et la récupération de leurs gains", précise le parquet.

Une famille gersoise interpellée

De nationalité, dominicaine, équatorienne, espagnole et française, 6 hommes et 4 femmes sont accusés d'avoir participé à ce réseau de proxénétisme en s'appuyant sur une famille gersoise, propriétaire de plusieurs immeubles dans la ville rose.

"Manifestement très complaisants, ces propriétaires n'hésitaient pas à louer en connaissance de cause des appartements, dont certains étaient frappés par un arrêté d'insalubrité", affirme le parquet. Une dizaine de prostituées étaient présentes. Les gains sont évalués à plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Entre le 22 et 26 mars, 10 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. 3 d'entre elles sont de nationalité française, une mère et ses deux fils. 6 personnes ont été mises en examen pour "proxénétisme aggravé, aide à l'entrée, la circulation et au séjour d'étranger en France" et incarcérées.

Outre les interpellations, 3000 euros en numéraire ainsi que l'immeuble concerné, situé avenue de Grande-Bretagne, d'une valeur de 365 000 euros ont été saisis.