Coronavirus et fermeture des marchés : dans les Hautes-Pyrénées, les agriculteurs s'organisent

Sauf dérogation locale, les marchés de plein vent sont désormais fermés. / © Michel Clementz/MaxPPP
Sauf dérogation locale, les marchés de plein vent sont désormais fermés. / © Michel Clementz/MaxPPP

La fermeture des marchés de plein vent, décidée par le gouvernement lundi 23 mars 2020, va pénaliser de très nombreux consommateurs et producteurs. Dans les Hautes-Pyrénées, la filière agricole s'organise pour proposer des alternatives.

Par Marie Martin

Sauf dérogation locale

Ainsi donc, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé lundi 23 mars 2020 - entre autres nouvelles mesures de restriction de déplacements - la fermeture des marchés de plein air, à compter d'aujourd'hui.
Un coup dur pour les primeurs, pour les consommateurs et pour les producteurs. 

Réactivité

Dans le département des Hautes-Pyrénées, la filière agricole, sentant le vent tourner, a déjà réfléchi à des mesures alternatives. "Nous, agriculteurs et acheteurs, allons davantage être pénalisés par la fermeture des marchés que par le manque de main-d'oeuvre", explique Pierre Martin, président de la chambre d'agriculture des Hautes-Pyrénées. "Il faut qu'on fasse preuve de réactivité, aussi pour que les consommateurs s'y retrouvent. Surtout ceux qui sont à mobilité réduite et qui ont l'habitude de se ravitailler au marché". 

En lien avec la préfecture, nous avons donc réfléchi à la création de nouveaux lieux d'accueil à la ferme

Un réseau solide

Pour ce faire, les agriculteurs ont eu l'idée de s'appuyer sur un réseau déjà existant : Bienvenue à la ferme. Créé en 1988, ce réseau regroupe en effet 8 000 agriculteurs adhérents sur le territoire national et a pour vocation d'accompagner les producteurs dans leur activité, et d'assurer la promotion de la marque localement.

Dans le département des Hautes-Pyrénées, le réseau Bienvenue à la ferme est conséquent. 50 points d'accueil existent déjà qui pourraient, à condition d'y instaurer des règles de sécurité sanitaire, accueillir deux ou trois producteurs venus vendre en direct leurs produits : viandes, fruits et légumes, produits laitiers...

"Le premier est déjà en place", assure Pierre Martin. "Cette réorganisation peut nous être salutaire". 

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