Dans les Hautes-Pyrénées, pour "une phrase de trop", ils tabassent deux hommes qui passaient par là

Le 25 juin, le tribunal de grande instance de Tarbes a condamné, dans le cadre d'une comparution immédiate, deux hommes à 18 mois de prison dont 12 ferme, pour violences en réunion. Ils avaient roué de coups deux passants, à Bagnères-de-Bigorre, cinq jours plus tôt.

Les interpellations ont eu lieu dans le centre ville de Bagnères-de-Bigorre.
Les interpellations ont eu lieu dans le centre ville de Bagnères-de-Bigorre. © Capture Google Maps
Depuis la fin du confinement, des habitants du centre ville de Bagnères-de-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées, se plaignaient de nuisances sonores provoquées par de jeunes individus "bruyants". Les gendarmes avaient dû se déplacer plusieurs fois.

Mais ce soir du 20 juin 2020, les troubles à l'ordre public ont pris une autre tournure. Deux amis, âgés de 43 et 52 ans, qui rentraient à leurs domiciles respectifs avec leurs compagnes, passent à proximité du groupe et entendant le bruit provoqué volontairement par un jeune homme sur une moto, l'un d'eux l'interpelle, lui demandant de cesser le bruit et de penser au voisinage. 

"La phrase de trop", commentent les gendarmes sur leur page Facebook. Plusieurs membres du groupe commencent à rouer de coups l'homme et son ami. L'arrivée de forces de l'ordre met fin au passage à tabac. La suite, ce sont sept interpellations simultanées, le 24 juin, par une quarantaine de gendarmes, "appuyés par les équipes spécialisées dans les interpellations."

Deux personnes majeures ont donc été jugées en comparution immédiate par le tribunal de grande instance de Tarbes, condamnés à 18 mois de prison dont 12 ferme et écroués à la maison d'arrêt de Tarbes.
Deux individus mineurs ont été présentés au juge des enfants et mis en examen puis placés sous contrôle judiciaire strict. Deux autres mineurs seront convoqués ultérieurement devant le juge des enfants.
La septième personne interpellée a été mise hors de cause.

A noter que cette agression avait créé un certain émoi à Bagnères-de-Bigorre, d'autant que l'une des deux victimes était en campagne électorale, co-listier sur la liste de Sébastien Lacrampe. 
 
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