Hérault : jusqu'en 2022, le trajet Ganges-Cazilhac passe de 1 à 19km à cause de travaux, les secours sont inquiets

Les travaux sur la route de Cazilhac vont-ils compliquer les secours ? C'est la crainte des professionnels de santé des environs de la commune jouxtant Ganges aux confins de l'Hérault et du Gard. Ils estiment que les délais d'intervention vont être rallongés de 20 minutes. Alors, y-a-t-il danger ?

Depuis une semaine, il n'est plus possible de rejoindre Ganges depuis Cazilhac, un village pourtant mitoyen. Car la route directe entre les deux communes est barrée. Elle sera en travaux pour cause de rénovation du réseau d'eau potable, pour de longues semaines... des mois même, probablement jusqu'à la fin de l'année.

Pour éviter de couper la route plusieurs fois, on fait les travaux d'un coup, en une seule fois. D'abord les adductions et évacuations d'eau et ensuite les réseaux secs, téléphones, internet, gaz... mais il faut environ 4 mois.

Pierre Compan, maire de Cazilhac.

Des déviations bien plus longues

Ces travaux vont perturber l'organisation des secours jusqu'en décembre. Le temps d'intervention sera beaucoup plus long, passant de 3 minutes en moyenne à plus de 20 voire 30 minutes en cas de circulation importante sur la déviation la plus courte, via Saint-Bauzille-de-Putois. Le trajet lui étant multiplié par 40, soit une vingtaine de kilomètres contre moins de 500 mètres. Sauf à pied !

Un double dispositif de chaque côté des travaux

Les pompiers ont ainsi disposé un véhicule de part et d'autre de la zone de chantier, qu'ils traverseront à pied si besoin, pour intervenir plus vite.

A la clinique de Ganges, qui abrite les Urgences du secteur ainsi qu'un véhicule du Samu 34, on s'inquiète d'un rallongement de 20 minutes au moins des délais d'intervention sur Cazilhac.

Pour les maîtres d'oeuvre du chantier, il n'était pas possible d'organiser les travaux différemment, en ménageant une voie de circulation par exemple. Le projet est gigantesque. Il doit permettre de sécuriser l'accès à l'eau potable pour 4 communes et 8.000 habitants. L'investissement est de plus de 7 millions d'euros.

La production d'eau potable n'est plus suffisante. Nous pompons dans l'Hérault mais en été le niveau du fleuve est trop bas et de plus en plus bas chaque année. Nous risquons à terme une rupture de la distribution d'eau potable.

Jean-François Molières, président du Syndicat Intercommunal de l'eau et de l'assainissement de la région de Ganges.

La fin des travaux et la réouverture de la route sont espérés pour la fin décembre.

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