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Castella triomphe à Castellón

Ce vendredi 24 mars à Castellón, Sébastien Castella a gagné la partie haut la main. Il n'y a jamais de triomphe facile. Mais les toros "sur mesure" de Cuvillo et la méforme de ses camarades de cartel ont favorisé son succès. Sans que cela n'enlève rien à son mérite.
La meilleure feria de la décennie, annonce en toute modestie l'affiche qu'on voit partout dans la ville en fête.
La meilleure feria de la décennie, annonce en toute modestie l'affiche qu'on voit partout dans la ville en fête. © JJ
Castellón de la Plana, vendredi 24 mars.
Quatrième corrida de la feria de la Magdalena.

6 toros de Núñez del Cuvillo, aussi faibles que nobles. Le 1 à la limite de l'invalidité. Les 2, 3 et 5 donnant un excellent jeu. Le 4, manifestement trop chatié à la pique, avait belle allure mais il n'a pas duré. Le 6, un ton en-dessous.

Morante de la Puebla : silence et applaudissements (un avis)
Sebastien Castella : une oreille et une oreille
José María Manzanares: une oreille et une oreille.

Entrée : 95%. No hay billetes si l'on ajoute les resquilleurs des balcons voisins.

A quatre heures trente de l'après-midi, on a vu Morante de la Puebla, cigare aux lèvres, debout dans sa furgoneta de cuadrilla qui se frayait un chemin dans la foule des piétons. Etait-il impatient d'arriver aux arènes? C'était peut-être un heureux présage. Non. Son premier toro, tout blanc, tenait à peine sur ses pattes. Le quatrième, piqué 4 fois (et très mal), a donné à Morante pendant quelques passes l'occasion de rappeler à l'afición de Castellón quel grand torero il peut être. Les inconditionnels ont hurlé au génie, comme convenu. Les autres sont restés sur leur faim.
Manzanares, en petite forme et affublé au cou d'un étrange pansement bleu, a coupé les oreilles grâce à la bienveillance du public et à deux estocades (un volapié et un recibir) fulminantes. Avec la muleta, il a tiré des lignes. Très élégantes, les lignes.
Castella, près de son meilleur niveau, a  eu l'intelligence de ne presque pas faire piquer ses toros. Emballé par les enchaînements acrobatiques de la fin de sa deuxième faena, le public a réclamé pour lui les deux oreilles. Mais on a le droit de préférer sa première faena, donné à un Cuvillo de 5 ans, portant le n° 200. 


En voici quelques passages.



Castella, toro 200 de Núñez del Cuvillo

 

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