Explosion au Liban : les plongeurs de la gendarmerie de l’Hérault en renfort

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Écrit par Armelle Goyon

Suite à l'explosion du 4 août 2020 dans le port de Beyrouth, 3 enquêteurs subaquatiques de la gendarmerie nationale, dont un de la brigade nautique de Marseillan et un de celle de St Cyprien, ont rejoint le Liban. Ils effectuent des plongées sous-marines pour déterminer les circonstances du drame.

Suite à l'explosion survenue le 4 août 2020 dans le port de Beyrouth, trois enquêteurs subaquatiques de la gendarmerie nationale, dont un issu de la brigade nautique de Marseillan et un de celle de St Cyprien, ont rejoint le dimanche 9 août 2020, les gendarmes du détachement de l'IRCGN (Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale) présents au Liban.

Alexandre Rzasdkowski est adjudant à la brigade nautique de Marseillan, il est l'un des 3 plongeurs dépéchés sur place. 
 

Quand on arrive sur le port de Beyrouth , c'est un paysage de guerre...

Alexandre Rzadkowsky, brigade nautique de Marseillan



Partis avec 500 kilos de matériel, ils ont été particulièrement bien accueillis par leurs homologues libanais et ont pu effectuer des plongées d'intervention en totale autonomie. " Tout est détruit sur le port, le hangar qui a explosé à créé un cratère de 4 m où l'eau s 'est engouffrée " poursuit-il. " Nous avons plongé pour apporter notre analyse judiciaire et tenter de déterminer les causes de l'explosion. " 
  

Dès le lundi matin, trois plongées opérationnelles ont été réalisées dans le port de Beyrouth, dans un environnement particulièrement dégradé qui a nécessité de recourir à des combinaisons étanches et des masques faciaux.
 

Au total, ce sont six plongées d'interventions qui ont été effectuées dans le but de confirmer la profondeur du cratère suite à l'explosion, matérialiser l’épicentre de l'explosion, établir une bathymétrie du cratère, procéder à des prélèvements et rechercher des traces et indices.
 
À cet effet, le sonar de la BN Marseillan a été mis en œuvre sur l'ensemble de la zone.

" C 'est ma première mission à l 'étranger et nous sommes restés 5 jours sur place, nous sommes fiers d'avoir pu partager notre expertise et aider un pays qui a subi un drame. Chaque personne là-bas est touchée, a un blessé ou un décès dans sa famille " conclut le gendarme de Marseillan.

Cette intervention au cœur d'un drame terrible, a constitué une expérience professionnelle et humaine hors norme pour les plongeurs.