Montpellier : la solidarité s’organise pour venir en aide aux victimes des explosions de Beyrouth au Liban

Le 4 août 2020, une double explosion meurtrière touchait Beyrouth, la capitale libanaise. Depuis, en Occitanie, particuliers, associations et organisations non gouvernementales se mobilisent pour venir en aide aux victimes de ce drame.
Les explosions dans la capitale libanaise le 4 août 2020 ont tué au moins 171 personnes et blessé 6000 autres.
Les explosions dans la capitale libanaise le 4 août 2020 ont tué au moins 171 personnes et blessé 6000 autres. © Rémy Groussard.
"J’ai trouvé une situation catastrophique et des gens dans une détresse totale." Rémy Groussard, chef d’entreprise héraultais de 24 ans, est à Beyrouth, la capitale du Liban touchée par une double explosion meurtrière le 4 août 2020. Il a décidé de venir en aide aux habitants, par le biais d’une organisation non gouvernementale, l’ONG pour la Vie, créée par la cheffe d’entreprise montpelliéraine Florence Médina.

C’est difficile de voir ce genre de choses. Mais il faut venir en aide aux victimes qui ont aujourd’hui besoin de tout !

Médicaments, vêtements, denrées alimentaires. Sur place, les besoins sont nombreux. "Les prix ont explosé" confie Rémy Groussard.

Le prix d’une bouteille de lait est de 5 euros. Une boîte de converse, si vous avez la chance d’en trouver une, coûte 7 euros !

Solidarité à Montpellier

Rémy Groussard est arrivé à Beyrouth le samedi 8 août, avec des premiers dons. "Tout est parti rapidement. Le lendemain, il ne restait rien."

De son côté, Carla Sfeir continue de se mobiliser malgré la douleur. "J’ai perdu des amis proches" nous confie-t-elle. Pour ses proches, amis, blessés, la situation est grave. "Ils se sont faits suturés sans anesthésiant, sans désinfectant. Je vous laisse imaginer ce que ça donne plusieurs jours après."

Il y a quelques jours, la franco-libanaise, commerçante à Montpellier, lançait un appel aux dons sur les réseaux sociaux.
 
"Nous avons listé et contacté toutes les pharmacies du département" affirme Carla Sfeir. Son appel a été entendu. Avec elle, nous nous rendons dans une pharmacie de Montpellier où Frédéric Rouvière l’attend avec du matériel qui partira bientôt à Beyrouth.

Nous avons donné des pansements, des béquilles pour les adultes et les enfants, ainsi que des éléments de parapharmacie pour le confort intime et quotidien.

Les membres de l’amicale du Liban, eux aussi, restent mobilisés. Le lendemain du drame, ils organisaient un rassemblement de soutien aux victimes, place de la Comédie à Montpellier. L’objectif de l’association est d’envoyer du matériel médical et des denrées alimentaires. "Nous risquons d’avoir des problèmes de famine d’ici quelques temps" confie le président de l’association.

Le port de Beyrouth est le port qui alimente tout le pays. C’est le pont économique du Liban et il est aujourd’hui complètement détruit. Il y a urgence !

 Pour Rémy Groussard, de l'ONG Pour la Vie, l’effet colibri est possible : "si chacun y met un peu du sien, alors nous pourrons faire de grandes choses."
 
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