La Grande-Motte : réunis pendant trois jours, les professionnels du tourisme d'Occitanie "anticipent pour ne pas subir"

Lors des "Convergences touristiques 2022" organisées à La Grande-Motte du 8 au 10 novembre, les acteurs du tourisme se sont concertés pour imaginer un tourisme "d'avenir". Pris en étau entre la crise sanitaire et la crise écologique, le secteur cherche à se réinventer.

Des grands hôtels aux gîtes, des activités de pleine nature aux restaurants de luxe, tous les acteurs du tourisme d'Occitanie se sont rassemblés pendant trois jours à La Grande-Motte, dans l'Hérault.
Un forum sectoriel comme il en existe beaucoup... Mais celui-ci a un petit parfum d'urgence. Le mot d'ordre des Convergences touristiques 2022 est clair : il s'agit "d'anticiper pour ne pas subir". Entre les contrecoups de la crise sanitaire et les nouvelles exigences liées à la situation écologique, les professionnels du secteur s'efforcent d'engager une transition collective.

Une reprise encourageante malgré la crise sanitaire

Organisées du 8 au 10 novembre à La Grande-Motte par le Comité Régional de Tourisme et de Loisirs d'Occitanie, ces rencontres sont avant tout un moment de concertation. Cette troisième édition intervient dans un contexte particulièrement délicat. 

En effet, le secteur a été durement touché par la crise sanitaire. Fermeture des frontières, confinements, couvre-feu, passe sanitaire... Autant de mesures qui ont affecté les recettes des professionnels du tourisme. La relative désertion de la clientèle étrangère reste l'un des éléments les plus difficiles à surmonter. La fréquentation étrangère s'est effondrée de moitié en 2020 par rapport à 2019.

La crise a profondément modifié structurellement l’économie touristique. Nous sommes ici pour réfléchir aux nouveaux services que l'on pourrait proposer pour que l’Occitanie reste une région leader en France et en Europe.

Jean Pinard, directeur du Comité Régional du Tourisme et des Loisirs d'Occitanie

En 2021, les touristes européens ont tout de même plébiscité l'Occitanie, avec 73 millions de nuitées comptabilisées cet été. Les vacanciers venaient essentiellement de Belgique, d'Allemagne et des Pays-Bas, à hauteur de 14% chacun. Mais c'est la clientèle française, voire régionale, qui a réellement sauvé la saison. L'Occitanie reste la région préférée des Français.

Dans un contexte toujours empreint d'incertitude, les professionnels du tourisme ne veulent plus se laisser surprendre. Ils doivent non seulement tirer les leçons de la crise sanitaire, mais aussi anticiper les enjeux écologiques.

Relever le défi environnemental

C'est l'un des thèmes centraux de ces Convergences. Le tourisme de masse engendre une quantité importante de pollution, notamment due aux transports. C'est pourquoi les acteurs du tourisme, associés à la Région, ont fait de la mobilité une priorité. Pour éviter que chaque visiteur sillonne la région dans un véhicule individuel, il s'agit de régler la question du "dernier kilomètre".
"Notre objectif, c'est que les vacanciers puissent arriver devant chaque lieu touristique sans avoir besoin de voiture. Pour cela, il nous faut proposer une offre de transport plus lisible, en mettant en commun nos données avec la SNCF, le département, et la Région".

Une convention de partenariat a également été signée ce mercredi matin entre le CRTL et l'Ademe. Une enveloppe de 192 000€ sera utilisée pour former les acteurs au tourisme durable. L'objectif : faire de l'Occitanie une région pilote en la matière.

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