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Lunel : une PME équipe le plus gros porte-containers maritime français

L'appareil est doté d'une lampe UV installée à l'intérieur et qui tue tous les micro-organismes vivants présents dans l'eau grâce à des UVC. / © F3 LR
L'appareil est doté d'une lampe UV installée à l'intérieur et qui tue tous les micro-organismes vivants présents dans l'eau grâce à des UVC. / © F3 LR

Alors que la législation impose depuis un an aux navires commerciaux le traitement des eaux sales pour éviter de contaminer les mers, une PME de Lunel a mis au point une technologie écologique répondant à cet impératif. Elle équipe le Saint Exupéry, troisième plus gros navire commercial au monde.

Par Walid Kachour

Un mastodonte de 200 000 tonnes et 400 mètres de long équipé par une PME héraultaise de 60 salariés. Comme le dit le proverbe, les opposés s'attirent.

C'est encore le cas avec cette collaboration entre Bio UV et le Saint Exupéry, plus gros porte-containers français qui sillonne depuis février les mers du globe et qui vient d'accoster au port du Havre. 

 

Une technologie innovante et made in Lunel



La technologie est innovante: les ingénieurs ont mis au point un réacteur UV qui permet de traiter les eaux sales en tuant la majorité des micro-organismes et des bactéries des eaux de ballast, réservoirs indispensables à l'équilibre du navire.   

Un système qui s'auto-gère puisque les utilisateurs ont pour seule mission de mettre en route le système
 

C'est un système entièrement automatique. les gens en opération commerciale qui sont chargés de faire le ballastage démarrent le système qui se gère automatiquement détaille Laurence Perrot, chef mécanicienne à bord du Saint-Exupéry.


Le fruit d'un travail long de 7 années de recherche, pour mettre au point cette technologie de pointe que nous détaille Xavier Bayle, directeur de la recherche et développement : 
 

L'eau rentre dans l'appareil et suit la lampe UV installée à l'intérieur et ressort. Tous les micro-organismes vivants présents dans l'eau sont irradiés par des UVC. Ils sont plus ou moins résistants mais on adapte la dose d'UV à la catégorie de micro-organisme que nous devons traiter.


Un travail soucieux du protectionnisme lunéllois puisque toute la technologie est pensée et conçue dans la cité héraultaise.

 

Des potentialités économiques colossales



La technologie est reconnue par deux certifications - l'Organisation Maritime Internationale et l'US Coast Guard pour le versant américain- et permet à ses navires de circuler sur tout l'espace maritime mondial.


L'installation de l'usine de traitement Bio UV coûte 400 000 euros pour le Saint Exupéry.

Avec la modification du milieu marin qui souffre de contaminations bactériennes graves causées par la pollution des eaux, cette technologie représente un marché colossal.
 

C'est un marché qui va représenter 7.5 milliards d'euros. On serait déjà très heureux de pourvoir 5% sur ce marché sur une période de six ans. Ce qui est déjà énorme espère Benoît Gillmann, PDG de l'entreprise.


L'entreprise créée en 2000 compte 60 salariés et en vise 100 pour l'horizon 2022.
 
Lunel : une PME qui équipe un géant du transport maritime pour la bonne santé des eaux
Alors que la pollution des eaux de ballast constitue un enjeu écologique majeur, Bio UV, PME de Lunel créée en 2000, propose une technologie innovante pour assainir des eaux reponsables de dégâts maritimes majeurs. - F3 LR et Baie de Seine. - L.BEAUMEL, M.GOAVEC & D.COMMODI

Une PME qui répond à des enjeux environnementaux majeurs

Depuis septembre 2017, les instances maritimes mondiales obligent tout les nouveaux navires à s'équiper d'usine de traitement.  Ces nouvelles normes mondiales doivent limiter leur impact lors des échanges commerciaux qui s'intensifient. 

Chaque année le trafic maritime déplace dans ses soutes plus 4 milliard de M3 d'eau. Ce qui participe à la modification de l'écosystème marin qui voit ses eaux polluées et en particulier les eaux de ballasts. 

C'est par cette voie qu'une épidémie de choléra s'est répandue au début des années 1990 sur les côtes d'Amérique du sud et a marqué le début de la réflexion sur des navires capables d'endiguer ce fléau écologique.
La nouvelle génération va se munir de navires naviguant au Gaz naturel liquéfié, abandonnant le fioul lourd plus gourmand et peu économique.

Quant aux 50 000 navires en activité, ils ont jusqu'a 2024 pour se mettre aux normes. 

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