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Filière jihadiste de Lunel : de quatre à neuf ans de prison requis

Cinq hommes originaires de Lunel, sont jugés à Paris à la 16 ème chambre correctionnelle, pour association de malfaiteurs terroriste - 7 avril 2018 / © AFP / Benoit PEYRUCQ
Cinq hommes originaires de Lunel, sont jugés à Paris à la 16 ème chambre correctionnelle, pour association de malfaiteurs terroriste - 7 avril 2018 / © AFP / Benoit PEYRUCQ

Jeudi dernier s’est ouvert à Paris le procès de cinq Lunellois, soupçonnés d’être au centre d’une filière jihadiste. La procureure a requis à l'encontre de ces cinq prévenus des peines allant de quatre à neuf ans de prison. 

Par Joane Mériot

Cinq personnes comparaissent depuis jeudi dernier devant la 16ème chambre correctionnelle de Paris. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans le départ d’une vingtaine de jeunes lunellois pour la Syrie. Huit d’entre eux ont perdu la vie.

Après être revenue longuement sur la responsabilité des cinq suspectés, la procureure annonce les réquisitions. Elle a requis entre quatre et neuf ans de prison. 



Pour Hamza Mosli, la procureure a requis neuf ans de prison. 

Hamza Mosli, est lui soupçonné d’avoir joué le rôle de coordinateur entre Lunel et la Syrie. Il nie être parti là-bas. Ce lundi, à la barre il a reconnu sa responsabilité :
"J'ai ma responsabilité dans cette histoire mais mes frères avaient une influence dans mes décisions" H. Mosli.

La procureure a rappelé ce mardi après-midi qu'Hamza Mosli était informé de tout ce qu'il se passait en Syrie :

Huit ans de prison requis à l'encontre d'Ali Abdoumi. Il est soupçonné lui d'être parti pour la Syrie. 



Sept ans de prison requis à l'encontre de Jawad Salih. 

Jawad , est quant à lui soupçonné d'avoir incité plusieurs jeunes de Lunel à partir pour la Syrie. Comment ? Il animait des « assises » dans un snack local.
Au bout de trois heures de questions, Jawad Salih admet en effet que ses propos ont peut-être provoqué un effet de groupe pour le départ en Syrie de ces jeunes gens. Huit y sont morts.

Six ans d'emprisonnement sont requis à l'encontre d'Adil Barki, lui aussi soupçonné d'être parti pour la Syrie.


Et quatre ans de prison, dont deux avec sursis pour Saad Belfilalia. 




Revivre le procès en direct : 

 

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