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300 chevaux dans les rues de Montpellier: les raisons de la colère

300 chevaux, des opérations escargot et des bonnets rouges: c'est jour de colère pour les professionnels du cheval, qui manifestent à Montpellier. En cause: la fin de leur régime de TVA réduite. 10% des entreprises de la filière équine régionale pourraient fermer. 

Par Valérie Luxey

Depuis plusieurs mois, la filière équine est vent debout contre la suppression du taux de TVA réduit applicable jusque-là au monde équin, mais fustigé par Bruxelles. L'Europe a enjoint la France à mettre fin à ce régime dérogatoire. Au 1er janvier 2014, la TVA des centres équestres devrait passer de 7% à 19,6%. Quant à celle des élevages, déjà relevée à 19,6%, elle augmenterait jusqu'à 20%.

10% des entreprises menacées

Près de 2000 entreprises travaillent dans ce secteur en Languedoc-Roussillon. Le collectif "chevaux en colère" estime que 10% d'entre elles pourraient mettre la clé sous la porte si la réforme entre en vigueur.

Plusieurs milliers d'emplois en région

Dirigeants, salariés, stagiaires et bénévoles: ils sont près de 4000 à faire vivre la filière équine en Languedoc-Roussillon. 2800 d'entre eux sont rémunérés. En 2010, la filière comptait 2160 équivalents temps plein en Languedoc-Roussillon, soit 23% de plus qu'en 2006.
82% des emplois étaient concentrés dans les centres équestres et les élevages.

Un moteur de l'économie régionale

Dans la région, le chiffre d'affaires du secteur atteignait 333 millions d'euros en 2010, en hausse de 6 par rapport à 2006. On recensait alors plus de 400 centres équestres et 29500 équidés, répartis sur 57000 hectares, soit 15% de la surface en herbe de la région.
Ces chiffres émanent du Conseil Régional des Equidés et sont disponibles sur son site Internet.

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