Contrairement aux années précédentes, où il y avait un artiste invité ou un thème prédéfini, la 34e édition de Montpellier Danse mettra en lumière un lieu, l'Agora, la cité internationale de la danse, du 22 juin au 9 juillet.
"La programmation a trouvé naturellement une cohérence autour, non pas d'une problématique mais d'un lieu, l'Agora, a expliqué, mardi, le directeur du festival, Jean-Paul Montanari, au cours d'une conférence de presse.
Dans ce sens, des spectacles seront majoritairement proposés dans les studios et théâtre de l'Agora mais aussi dans la cour, où deux salles seront spécifiquement construites: la première de 400 places pour l'Israélien Emanuel Gat et sa création "Plage romantique". Une seconde de 300 sièges pour l'Espagnol Israel Galvan qui dansera seul, sans décor...
Douze créations ou premières françaises sont au programme de ce festival qui s'ouvrira avec Angelin Preljocaj pour "Empty moves (parts I, II et III). Cette pièce s'inspire et s'appuie sur le texte, paroles et phonèmes, lu par John Cage, le créateur de la danse contemporaine avec Merce Cunningham, au Teatro Lirico de Milan en 1977.
"Je suis un des rares à soutenir Angelin Preljocaj avec un spectacle ayant une bande-son aussi dépouillée", a commenté M. Montanari.
Montpellier qui s'est fait en 30 ans une réputation de capitale internationale de la danse contemporaine présentera plusieurs spectacles que le festival Montpellier danse 2014 a coproduits. C'est le cas notamment de "Genesis" signé par Sidi Larbi Cherkaoui et la chinoise Yabin Wang qui a été déjà présenté en Chine. Ou encore de "Clameur des arènes" du Burkinabé Salia Sanou.
"Clameur des arènes" sera présentée ensuite dans d'autres villes françaises, notamment à Metz. Cinq lutteurs, trois danseurs, quatre musiciens, parmi lesquels Emmanuel Job sont dans la distribution. Il y est question de violence, de batailles que mènent les hommes tout au long de leur vie: manger ou être mangé, lutter ou périr, avancer ou reculer, résister ou disparaître.