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Les aubrystes "annulent" leurs rencontres à Montpellier les 27 et 28 août

Les proches de la maire de Lille Martine Aubry (PS) ont "décidé d'annuler (leurs) rencontres de Montpellier des 27 et 28 août prochains", car "l'heure est à l'unité nationale", ont-ils annoncé mardi.
La maire de Lille a fait sa rentrée mercredi et en a profité pour dire -même de façon très évasive- tout le bien qu'elle pense d'Emmanuel Macron
La maire de Lille a fait sa rentrée mercredi et en a profité pour dire -même de façon très évasive- tout le bien qu'elle pense d'Emmanuel Macron

"Compte tenu des circonstances, nous avons décidé d'annuler nos rencontres de Montpellier des 27 et 28 août prochains. L'heure est à l'unité nationale, au soutien aux proches des victimes, au soin des blessés et à la mobilisation contre le terrorisme", expliquent les députés Jean-Marc Germain et François Lamy dans un communiqué.

Le grand rassemblement que nous avions prévu fin août, Carrefour citoyen des gauches et de l'écologie, ne nous paraît pas compatible avec une situation où le gouvernement et les forces de l'ordre doivent pouvoir être tournés entièrement vers la protection des Français", poursuivent-ils.


Une réunion du courant aubryste pourrait avoir lieu en septembre, a précisé Jean-Marc Germain à l'AFP.

Une réunion à Montpellier en septembre ?


Jean-Marc Germain avait annoncé en mai le souhait des aubrystes d'organiser ce "carrefour des gauches" pour "réinventer la gauche" et réconcilier "les gauches et les écologistes", "la gauche politique et la gauche citoyenne".

François Lamy avait à son tour évoqué cette rencontre le 9 juin, sans en confirmer définitivement la date et le lieu.

Devaient notamment être invités les signataires d'une tribune parue dans Le Monde en février, dans laquelle Martine Aubry et une dizaine d'autres personnalités, dont Daniel Cohn-Bendit, avaient éreinté la ligne politique suivie par l'exécutif, qu'il s'agisse du projet finalement avorté sur la déchéance de nationalité, du projet de loi travail ou encore de la politique migratoire.
Très hostiles au projet de loi travail, Martine Aubry et ses proches ont toutefois refusé de se joindre aux signataires de deux motions de censure de gauche contre le gouvernement.

Un calcul politique ?


Sous couvert d'anonymat, un responsable de l'aile gauche du PS note que ce projet de "carrefour des gauches" n'avait pas suscité l'enthousiasme. "Evidemment que ça ne prenait pas. Ils n'ont plus assez de forces politiques pour le faire. Ca ressemble à un calcul politique pour préparer l'après", a affirmé cette source.
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