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Coupe de France : le handballeur de Montpellier, Ludovic Fabregas, un monstre de précocité

Montpellier s'est assez largement imposé face à Aix-en-Provence avec un excellent Ludovic Fabregas - 7 octobre 2015 / © Maxppp
Montpellier s'est assez largement imposé face à Aix-en-Provence avec un excellent Ludovic Fabregas - 7 octobre 2015 / © Maxppp

Couvert d'or chez les jeunes, international à 18 ans, le pivot catalan herculéen Ludovic Fabregas incarne l'avenir de Montpellier, et de l'équipe de France de handball. Il jouera samedi à 20h30, la finale de la Coupe de France contre le PSG, à Paris-Bercy.

Par FD avec afp


Le MHB s’apprête à jouer samedi soir à Bercy, sa 2ème finale de la saison… face au PSG Handball. Un enjeu majeur ? Non, Montpellier a déjà remporté une Coupe cette saison, la Coupe de la Ligue le 13 mars dernier à l’Arena de Montpellier, face à ce même adversaire, une Coupe de la Ligue synonyme de qualification en Coupe d’Europe.

La Coupe de France : un match pour l'orgueil contre le PSG

Il n'aime pas qu'on dise qu'il est fort pour son âge (19 ans). "Je pense que je peux aller beaucoup plus loin, beaucoup de personnes me le disent aussi, mais il faut encore beaucoup travailler, je le sais", explique tranquillement le colosse de 1,98m pour 100kg.
Le Catalan n'a rien d'un claqueur de bretelles, il affiche seulement la force tranquille des surdoués. Gamin, il a déjà été deux fois champion du monde... de Bike Trial, en poussins et benjamins, une discipline de cascadeur. Depuis qu'il s'est mis au handball, il a remporté avec les Bleuets un titre européen et un titre mondial.

Le vélo lui a beaucoup appris "sur le plan mental", explique-t-il. Puis il se met au handball, dans le club de sa petite ville de Banyuls-sur-Mer, jusqu'à trouver son chemin de Damas, à la Toussaint 2011.

En week-end chez mon frère, raconte Fabregas, on est allé voir un entraînement de l'équipe réserve du MHB. Il connaissait des jeunes du centre, j'ai vu le haut niveau dans le handball, ça m'a plu énormément, c'est mon déclic.".


"Vu mon gabarit..."
Il commence au poste d'arrière-gauche ou de demi-centre, puis son frère Alexandre, de cinq ans son aîné, le convainc de jouer pivot, "vu mon gabarit", poursuit le jeune champion.
"C'est une montagne", juge son principal formateur, Fred Anquetil. Pour lui, Fabregas "sait tout faire, il a connu une progression exceptionnelle".
Arrivé à 15 ans au Pôle Espoirs de Montpellier, le joueur a "un profil de déménageur, il est dur au mal, très peu blessé, bien éduqué, dur sur l'homme...", énumère Anquetil.
Sa progression s'accélère "grâce" à l'affaire dite des paris illicites, révélée par France 3 Languedoc-Roussillon, qui secoue l'institution montpelliéraine en 2012.
"C'est vrai, ça m'a +profité+ entre guillemets, ça m'a projeté plus rapidement que prévu sur le terrain et le très haut niveau, je n'ai pas été le seul joueur à bénéficier de cette chance-là", reconnaît-il, un brin gêné par ce coup de pouce involontaire.
La chance lui sourit aussi pour sa première sélection avec les "A", le 10 juin 2015 à Brno, pour une victoire contre la République Tchèque (34-24).

Luka (Karabatic) a le maillot déchiré, raconte-t-il, Claude (Onesta, le sélectionneur) me demande de vite enlever ma veste, je rentre sur le terrain sans trop avoir le temps de réfléchir et c'est peut-être ce qui m'a aidé". Il finit le match, joue 20 minutes, et marque un but.


"Très mature"
Fabregas participe même à l'Euro-2016 et a de bonne chance d'être le troisième pivot aux jeux Olympiques, dans un rôle surtout défensif.
Il est "promis à un très bel avenir" pour son entraîneur à Montpellier, Patrice Canayer. "Il est pétri de qualités et a surtout un comportement très mature pour son âge", estime le manager.
Autre signe irréfutable de précocité, il a déjà un surnom chez les Experts, "Tchiqui", dérivé de "Chiquito", "le petit" en espagnol. "A Montpellier, on m'appelle Ludo ou Dolu, Jure (Dolenec), lui, m'appelle tout le temps Cesc car
il est fan du Barça", sourit le pivot.

A 19 ans, "Dolu" analyse calmement ses points forts, "la défense" et "le dépassement de soi", dit-il, et ses points faibles, "en attaque", où il estime devoir "encore apprendre un petit peu de vice".
"Il lui manque encore un peu de rotation, pour se retourner quand il a la balle", ajoute Fred Anquetil, ainsi qu'"un +spécial+, un tir que tu domines, qui marche à tous les coups".
Il ne lui reste qu'à s'imposer comme leader. "Ludo a ce respect, il ne peut pas encore trop ouvrir sa gueule avec les anciens, mais avec ses performances il va prendre de plus en plus de place, et il va casser la baraque", prophétise Anquetil.

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