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L'ex-légionnaire Mansour Larabi condamné à 25 ans de réclusion criminelle

L'ancien légionnaire Mansour Larabi, jugé depuis lundi à Montpellier pour l'assassinat en 2012 de sa compagne a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle par les jurés des Assises de l'Hérault.

A l'entrée de la cour d'assises de Montpellier
A l'entrée de la cour d'assises de Montpellier © France 3 LR
Une peine de 25 ans de réclusion a été prononcée ce jeudi contre l'ex-légionnaire Mansour Larabi, jugé depuis lundi à Montpellier pour l'assassinat en 2012 de sa compagne Adeline.

L'avocat général avait requis la veille une peine de 30 ans de réclusion criminelle. Les jurés n'ont pas retenu la préméditation. L'avocat général Alain Guglielmi avait balayé l'argument du crime passionnel lors de son réquisitoire mercredi.

Le compte rendu de l'audience en images

Interview d'Iris Christol, avocat de la partie civile, et Luc Abratkiewicz, avocat de la défense
durée de la vidéo: 01 min 20
Montpellier 25 ans de réclusion pour le meurtre de son ex compagne

Mansour Larabi, âgé de 38 ans, a expliqué au cours du procès qu'il n'avait pas supporté qu'Adeline Beau, alors âgée de 26 ans et mère d'une fillette de deux ans, mette un terme à leur relation de quelques mois, alors que l'armée le rejetait aussi après 10 ans de service sur des terrains dangereux.

Le 14 février 2012, jour de la Saint-Valentin, Mansour Larabi avait été retrouvé dans un hôtel de Narbonne (Aude), après une tentative de suicide. Une lettre retrouvée auprès de lui expliquait qu'il voulait "rejoindre Adeline" dans l'au-delà, alors que la jeune femme était portée disparue depuis quatre jours. "Mais vous, vous n'êtes pas mort, Monsieur Larabi, vous êtes là devant nous !", lui a lancé l'avocat général.

Le corps de la jeune pâtissière, ligoté pour tenter de le faire entrer dans un sac militaire de 88 centimètres, avait été retrouvé le 16 février, au fond du Gouffre de l'Oeil Doux (Aude), lieu de promenade du couple, qui s'était rencontré sur Internet.
Il avait chuté le long des 40 mètres de falaises et se trouvait immergé à 10 mètre en dessous du niveau d'eau.
L'autopsie et l'enquête ont montré qu'Adeline avait été étranglée dans la nuit du 10 au 11 février à son domicile, alors que sa fillette dormait à moins de trois mètres, dans une pièce voisine. 

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