L'imam Khattabi de Montpellier soupçonné de fraudes aux allocations

L'imam Khattabi de la mosquée Aïcha du quartier Garosud de Montpellier ne semble pas au bout de ses peines. Assigné à résidence dans le cadre de l'état d'urgence, il fait aussi l'objet selon Midi Libre de plusieurs enquêtes pour fraude fiscale et fraude aux allocations familiales.

Le quotidien Midi Libre le révèle. L'imam Khattabi de la mosquée Aïcha de Montpellier est dans le colimateur de la caisse d'allocations familiales et du fisc qui le soupçonnent de percevoir des prestations indues.
Assigné à résidence à Saint-Georges-d'Orques, près de Montpellier, depuis le 22 novembre dans le cadre de l'état d'urgence, Mohamed Khattabi n'intéresse pas seulement le renseignement intérieur. Si la perquisition menée à son domicile n'a rien révélé de probant en matière d'apologie du terrorisme, l'homme susciterait l'intérêt de la caisse d'allocations familiales et du fisc.

Des prestations sociales et familiales indues

Ces services soupçonnent Mohamed Khattabi de toucher des prestations sociales et familiales indues. Soit une allocation adulte handicapé mais également une seconde qui serait versée à son épouse en tant que parent isolé. Selon les enquêteurs, l'épouse ne vivrait en fait pas dans le logement de La Paillade, pour lequel une aide personnalisée au logement serait versée. Les enquêteurs suspectent enfin l'intéressé de sous-louer ce même appartement.

Comptes bancaires et appel aux dons

Par ailleurs, l'imam qui a la double nationalité marocaine et canadienne disposerait de multiples comptes bancaires tant en France qu'à l'étranger selon le même article. Il a relayé il y a quelques jours sur les réseaux sociaux un appel aux dons auprès de ses fidèles soutiens pour l'aider à payer 4800 euros de frais de procédures puisqu'il a saisi en vain le tribunal administratif de Montpellier en référé puis le conseil d'Etat. 

Un imam rigoriste 

L'imam Khattabi, ancien prêcheur de la mosquée de la Paillade à Montpellier d'où il a été écarté est connu pour ses prêches mettant en doute la compatibilité de l'Islam avec l'Occident, la laïcité et la liberté des femmes. Il se qualifie lui-même d'imam rigoriste mais se défend de tout radicalisme. On sait aujourd'hui que les jeunes de Lunel partis combattre en Syrie ont fréquenté sa mosquée à Montpellier.