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Procès des paris suspects à Montpellier : la leçon du journaliste de Canal

Frédéric Brindelle à gauche lors d'un commentaire de match en Pologne / © Maxppp
Frédéric Brindelle à gauche lors d'un commentaire de match en Pologne / © Maxppp

Frédéric Brindelle commentateur de handball pour Canal + témoigne à la barre du tribunal de Montpellier dans l'affaire des paris suspects.

Par Laurence Creusot

Le commentateur explique qu'il travaille chez Canal +. C'est un journaliste sportif spécialiste de handball.
Il est cité par Me Guerin, le défenseur de Primoz Prost.
Frédéric Brindelle a lu le rapport des experts, hier, et il nous prévient, il va essayer de nous dire ce qu'il en pense lui le spécialiste de Canal.
Il a vu le match contre Cesson mais n'a rien repéré d'anormal.
"Il y a juste à la 22ème minute, l'arbitre qui pénalise Dragan Gazic et je ne comprends pas pourquoi.".

Le journaliste sourit, plaisante, parle de son épouse avec qui il a regardé le match. Le ton est très décontracté.

Le journaliste évoque le bon coaching de Canayer.
Cependant "Sur la base arrière il y a que des droitiers" remarque le journaliste " il y a moins d'angle pour défendre".
Frédéric Brindelle reprend la remarque faite par Karabatic hier.
Après la leçon de Karabatic, la leçon de Canal ?

A Canal, les journalistes sont des spécialistes
L'avocat de la Ligue, partie civile, Benjamin Peyrelevade demande au journaliste si il a déjà joué au hand, si il est entraîneur, si son épouse joue au hand... Puisqu'hier on mettait en cause le niveau des experts qui ont analysé la rencontre.

Le journaliste avoue qu'il a un peu joué en amateur. Il comprend qu'on remet en cause son niveau d'expertise.
Mais piqué au vif, il redit qu'il est journaliste à Canal : "Les journalistes de Canal sont réputés d'être de grands spécialistes".
"Je commente des matchs avec Gérard Onesta ou Grégory Anquetil. Je sais des choses que certains joueurs ne savent pas encore.".

Le journaliste et le procureur
Le procureur intervient et explique qu'il a retenu de ce grand témoignage que Frédéric brindelle est un grand journaliste, qu'il a regardé le match avec son épouse et que sa grand-mère est macédonienne.
Le représentant de l'accusation demande au journaliste de regarder le dossier de l'affaire.
"Ah c'est ça s'étonne Frédéric Brindelle. J'y connais rien en justice." Il sourit.
Le procureur Desjardins demande ensuite au journaliste de Canal "si un joueur a parié 6 000 euros sur la défaite de son club, peut-il jouer le match à fond?".
"Me mettre dans la tête de joueur de grand niveau. C'est difficile. Mais je condamne fermement qu'un joueur parie contre son équipe." répond Frédéric Brindelle.

Suivez la suite du procès en live ici

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