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Le ras-le-bol des gardiens de prison de Villeneuve-les-Maguelone

Les gardiens de prison manifestaient dès 6 h 00 devant les grilles de l'établissement pénitentiaire de Villeneuve-les-Maguelone près de Montpellier. Ils dénoncent les conditions de sécurité à l'intérieur de la prison.
Feu de palettes devant la maison d'arrêt de Villeneuve les Maguelone ce 5 février 2013
Feu de palettes devant la maison d'arrêt de Villeneuve les Maguelone ce 5 février 2013 © Daniel de Barros / France 3 LR
750 détenus pour 600 places d'après le syndicat F0 penitentiaire : la prison de Villeneuve-les-Maguelone n'échappe au phénomène de surpopulation carcérale.
Une trentaine de gardiens de prison manifestait ce matin dès 6 heures pour alerter l'opinion sur leurs conditions de travail.
A l'appel de l'UFAP, l'USAP et de FO, une trentaine de gardiens ont bloqué les extractions de détenus et retardé le premier tour de parloir pour réclamer notamment une rencontre d'urgence avec le préfet de l'Hérault, afin de trouver des solutions, a précisé Olivier Arinoso (FO).

Toujours d'après les représentants FO, une vingtaine d'agressions de surveillants ont eu lieu depuis 3 mois. Certaines particulièrement violentes.
Les surveillants en service sont aujourd'hui 120 sur un effectif total de 143.
La dernière remonte au 27 janvier 2013. Quatre gardiens ont été blessés au cours d'une rixe.
"Il y a des agressions toutes les semaines. Depuis début janvier, deux surveillants ont été transportés à l'hôpital et se sont vu prescrire 15 et 20 jours d'ITT", a dénoncé Olivier Arinoso (délégué syndical FO).

Les grévistes exigent la construction d'un mur pour supprimer les jets d'objets depuis l'extérieur. Ils expliquent que passent à travers le grillage des téléphones portables, du haschich et même des couteaux.
Ils réclament aussi des effectifs supplémentaires.

Des pneus ont été brûlés par les manifestants et des banderoles avaient été collées sur lesquelles ont pouvait lire "Une mutinerie ? non une révolution" ou encore "Un vrai contrat, un vrai statut, un vrai salaire".


L'administration pénitentiaire s'est refusée à toute communication et la direction de l'établissement n'a pas voulu confirmer le chiffre de 750 détenus présents aujourd'hui sur le site.

"Cette prison n'est pas vieille, mais c'est un problème de configuration. A chaque étage nous sommes seul, alors qu'ailleurs ils sont deux. C'est une pétaudière", a déploré Stéphane Dulac (FO).

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