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Taxis : opération escargot réussie à Montpellier

Venus de toute la région 500 chauffeurs de taxis ont bloqué le centre-ville de Montpellier une bonne partie de la journée. Le trafic des tramway a aussi été perturbé.
© France LR
Cinq mille taxis venus au ralenti des aéroports et convergeant près de la Tour Eiffel; des kilomètres de bouchons à Marseille ou Lyon: les taxis
manifestaient contre une modification de la loi sur le transport des malades dont ils jugent qu'elle met leur métier en péril.
"Il est regrettable qu'en France, on soit aujourd'hui encore obligé d'en venir à ce type d'actions, qui pénalisent tout le monde, pour se faire entendre du gouvernement", selon Alain Griset, président de l'Union nationale des taxis (UNT).

A Montpellier ils étaient 500 partis du parking du Zénith ils ont multiplié les actions de blocage, immobilisant  même le tramway en se garant sur les voies de la ligne 3.


Le transport sanitaire en question

Les 55.000 taxis de France ont été appelés à l'action contre des changements législatifs concernant le transport des malades et la concurrence
déloyale exercée, selon eux, par certains véhicules et des motos-taxis.
La loi de financement de la sécurité sociale 2013 a introduit des procédures d'appels d'offres pour les transports de malades jusqu'à présent réalisés par des ambulances (37% des transports pris en charge par l'assurance maladie), des taxis conventionnés par l'assurance maladie (34.382 véhicules, 31%) ou encore des véhicules sanitaires (23%).

"Sur des appels d'offre régionaux, les artisans qui pour la plupart travaillent seuls ne seront pas en mesure de lutter face aux grands groupes qui immanquablement casseront les prix tout en sous-traitant le transport des malades", prévient Alain
Griset. Or, le transport des patients peut représenter jusqu'à 90% du chiffre d'affaires des taxis en zone rurale, selon la profession.
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