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2.800 étudiants de Montpellier tentent de valider leur 1ère année en fac de médecine

Montpellier - 2.800 étudiants passent le concours de 1ère année de médecine - 30 mai 2017. / © F3 LR
Montpellier - 2.800 étudiants passent le concours de 1ère année de médecine - 30 mai 2017. / © F3 LR

La période des examens est lancée. Ce mardi matin, à la très prisée faculté de médecine de Montpellier, 2 800 étudiants espèrent valider leur 1ère année d'études en PACES. Mais il n'y a que 224 places en médecine. Alors forcément, il y a de quoi être angoissé durant les 3 jours du concours.

Par Fabrice Dubault

La salle de plus de 2.800 places a fait le plein tôt ce mardi matin.

A l'entrée, ce n'est pas l'euphorie avant un concert, mais l'angoisse avant le concours.
2.800 candidats de l'académie de Montpellier vont tenter de valider leur 1ère année de PACES.

La PACES, Première Année Commune aux Etudes de Santé, est un passage incontournable pour les étudiants qui se destinent à l’une des 4 filières médicales : médecine, dentaire (odontologie), pharmacie ou maïeutique (sage-femme). Certaines écoles du paramédical recrutent également via la PACES.

Montpellier : 2.800 étudiants passent le concours de médecine
La période des examens est lancée. Ce mardi matin, à la très prisée faculté de médecine de Montpellier, 2 800 étudiants espèrent valider leur 1ère année d'études. Mais seuls 224 seront reçus. Alors forcément, il y a de quoi être angoissé durant les 3 jours du concours. - F3 LR - Reportage : J.M.Escafre et F.Jobard

Montpellier 7h30, les étudiants sont déjà bien réveillés, avec un stress plus ou moins visible.... et ils attendent...
Ils vont devoir passer plusieurs épreuves, sur 3 jours, 3 journées qui vont être longues.
8h00, tous prennent place dans 2 halls géants du parc des expositions à Pérols, près de Montpellier.

Encore 30 minutes à attendre, pour découvrir les sujets qui vont décider d'une année d'études en fac, avec au bout du marathon.... 224 places en médecine, 188 en pharmacie, sans compter les filières odontologie, maïeutique ou encore ergothérapie.

Ce mardi, tous les étudiants planchent sur un tronc commun, demain et jeudi, ils s'attaqueront aux spécialités, médecine, pharmacie ou kinés par exemple...

L'université de médecine de Montpellier veut balayer les idées reçues sur le cursus... santé

Communiqué de l'université de Montpellier

La première année commune aux études de santé proposée à l’UM ? Elle n’a pas la réputation d’un long fleuve tranquille. « Certains comparent la PACES à une expérience effrayante où l’échec rôde, et dont on n’est pas sûr de sortir avec un diplôme en poche » dit Denis Mariano-Goulart professeur à l’Université de Montpellier, président du jury et de la commission pédagogique de la PACES. La vérité serait toute autre. «Taux d’échec réel après deux ans de PACES ? Autour de 6 %» explique-il.

Idée reçue n°1 : une sélection impitoyable.
Cette année réputée si difficile, pas moins de 43 % des étudiants (primants et redoublants confondus) parviennent pourtant à la valider, dont 13 % en médecine. Un chiffre supérieur à la plupart des taux de réussite en licence*. 51 % des étudiants en santé se réorientent volontairement en cours de cursus; seuls 6 % échouent réellement.

Idée reçue n°2 : c’est la seule entrée vers des études de médecine.
«Faux ! 10 % des étudiants de 3e année de médecine ne sont pas passés par le concours». Il est en effet possible d’être admis sur dossier, si vous avez un niveau master ou un doctorat. A l’inverse, la PACES ne débouche pas que sur les études de santé. D’autres horizons vous attirent ? De nombreuses passerelles vous permettent de poursuivre vos études sous d’autres cieux, sans forcément perdre une année.

Idée reçue n°3 : la prépa ou l’échec…
S’inscrire dans une prépa privée, c’est un coup de pouce non négligeable. Pour réussir, il existe un système encore plus efficace : le tutorat.
«S’inscrire à une prépa privée multiplie par 5 ses chances de réussite. Suivre les 3/4 des cours du tutorat, c’est les multiplier par 6», éclaire le Pr Mariano-Goulart. Des chiffres proches, il est vrai. Mais le tutorat a un atout définitif : il est gratuit, et ouvert à tous…

* la moyenne nationale s’établit à 39,8% (INSEE – 2016)

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