Canicule et vagues de chaleur : un questionnaire dans l’Hérault, le Gard et la Haute-Garonne pour mieux comprendre les comportements des populations

L’étude a été lancée par des chercheurs de la faculté d’Économie de l’Université de Montpellier en partenariat avec le CHU. Son point de départ : en comprenant ce que font les habitants pour se protéger de la chaleur, on pourra mieux cibler les campagnes de prévention.

Avez-vous la climatisation ? La possibilité de faire des courants d’air ? À quelle fréquence vous hydratez-vous ?

L’université de Montpellier a élaboré, en partenariat avec le CHU, un questionnaire destiné à mieux comprendre nos comportements en cas de vague de chaleur. L’objectif ? Mieux cibler les campagnes de prévention en se concentrant sur les gestes que les habitants ne font pas ou peu.

Mis en ligne au début du mois de juin, le questionnaire sera disponible jusqu’à la fin août. Il concerne les habitants de l’Hérault, du Gard et de la Haute-Garonne. Accessible ici, il comprend une quarantaine de questions. Il faut une quinzaine de minutes pour le remplir.

Mieux cibler la prévention

"Si on se rend compte que certains gestes préventifs sont moins adoptés que d’autres, on pourra orienter des campagnes de prévention sur ces gestes-là", résume Marlène Guillon, maître de conférences à la faculté d’Économie de l’Université de Montpellier. L’étude permettra aussi de cibler les populations les moins bien informées.

On sait assez peu comment les personnes s’adaptent face aux vagues de chaleur, et ça devient problématique dans la mesure où la fréquence et l’intensité de ces vagues de chaleur vont s’accroitre, en Occitanie, mais en fait dans toutes les régions.

Marlène Guillon, économiste de la santé.

Pour que leur étude soit représentative, les chercheurs doivent trouver environ 1.000 répondants par département. Il en manque entre 200 et 300 par territoire, surtout des personnes âgées de plus de 65 ans.

Les résultats sont attendus fin septembre. Ils seront présentés aux autorités de santé, notamment à l’ARS Occitanie et aux acteurs politiques locaux, pour élaborer des politiques publiques plus efficaces.