Coronavirus : à Montpellier aussi, les laboratoires sont débordés

Les laboratoires français qui réalisent les tests Covid-19 sont pris d’assaut. Avec l’été, les demandes de dépistage ont explosé, au point que les labos atteignent les limites de leurs capacités.
 

Le laboratoire Labosud s'occupe des dépistages du coronavirus pendant l'épidémie.
Le laboratoire Labosud s'occupe des dépistages du coronavirus pendant l'épidémie. © Pascal GUYOT / AFP
Quatre personnes toutes les 10 minutes : au drive mis en place par le laboratoire Labosud, quartier Millénaire à Montpellier, on teste à la chaîne. Chaque jour, entre 150 et 180 personnes défilent ici.

La demande du public pour les tests PCR a explosé, surpassant aujourd’hui le pic du confinement en mars. Tous ceux qui se présentent au drive ne montrent pas des symptômes du Covid-19 : certains viennent car leur employeur le leur demande, d’autres n’ont pas non plus le choix s’ils veulent prendre l’avion, d’autres encore veulent simplement savoir s’ils ont été contaminés, notamment pour protéger leurs proches en cas d’infection.

La France approche actuellement des 500.000 tests par semaine, a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran dans un entretien au Parisien, publié dimanche 26 juillet. Le gouvernement s’est fixé pour objectif 700.00 tests hebdomadaires. Mais déjà les laboratoires arrivent à saturation, croulant sous les demandes.
 

Mis à l'épreuve


C’est le cas à Montpellier, où la situation met à l’épreuve "les capacités de prélèvement", comme l’explique Yann Olejnic, médecin biologiste. Celui-ci pointe du doigt les tensions en termes de matériel : écouvillons, mais aussi tenues de protection, et bien sûr masques. Derrière, le défi concerne aussi les capacités d’analyse, puisqu’il faut pouvoir rendre aux patients un résultat le plus rapidement possible, soit moins de 24 heures.
 
Coronavirus : à Montpellier aussi, les laboratoires sont débordés


Au niveau national, "dans plus de 80% des cas, les résultats des tests sont rendus en moyenne en trente-six heures", fait savoir Olivier Véran. Pour optimiser la campagne de dépistage menée dans l’Hexagone, et en particulier pour pallier le manque de personnel, pompiers, secouristes, aides-soignants et étudiants en santé sont désormais autorisés à réaliser les prélèvements pour tester le Covid-19, selon un arrêté publié samedi au Journal officiel.
   

Quelques dizaines de cas par jour détectés


Bonne nouvelle à Montpellier, la plupart des tests ressortent négatifs. Labosud détecte tout de même quelques dizaines de cas de contamination par jour, mais pas de quoi s’inquiéter : "On a un taux de positivité en dessous de 1%", fait savoir Guillaume Tessier, médecin biologiste. "Il y a une augmentation des demandes, mais il n’y a pas d'augmentation significative du nombre de PCR positifs", ajoute-t-il.

En Occitanie, 42 personnes sont actuellement hopitalisées, dont 7 placées en réanimation.



 
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