Daniel Malgouyres, condamné à 18 ans de prison, hospitalisé en psychiatrie à Montpellier

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Écrit par Isabelle Bris

Après un procès fleuve qui a duré trois semaines à Montpellier, Daniel Malgouyres, âgé de 72 ans, semble avoir craqué moralement : il vient d'être admis en psychiatrie. Le propriétaire du jardin de Saint-Adrien, près de Béziers, a été condamné vendredi à 18 ans de prison pour avoir commandité un cambriolage qui a aboutit à la mort d'un homme.

Condamné vendredi dernier par la cour d'assises de l'Hérault à 18 ans de réclusion criminelle pour avoir commandité son propre cambriolage et tué l'un deux des cambrioleurs, le propriétaire du Jardin de Saint-Adrien à Servian près de Béziers a été transféré de la prison de Villeneuve-les-Maguelone vers le service psychiatrique de l'hôpital de la Colombière à Montpellier.

C'est l'un de ses avocats Me Malgras, qui devait lui rendre visite en prison ce mardi matin, qui a appris la nouvelle.

On ignore les raisons de cette hospitalisation, mais selon son autre défenseur Jean-Marc Darrigade, il ne s'agirait pas "d'un geste désespéré, mais plutôt d'une immense fatigue" liée aux trois semaines d'un procès fleuve où son innocence n'a pas été reconnue.

Nouveau procès dans un an

Daniel Malgouyres affirme en effet depuis 4 ans qu'il est innocent et qu'il n'a pas commandité le cambriolage mortel survenu dans sa propriété en 2017. 

Le septuagénaire l'a encore répété au procès et lancé en direction des jurés un tonitruant"Réfléchissez bien ! Vous allez mettre un innocent en prison !"

Mais vendredi dernier, après près de 11 heures de délibération, la cour d'assises de l'Hérault l'a reconnu coupable d'avoir commandité ce cambriolage qui a abouti à la mort d'un homme d'une quarantaine d'années.

En accord avec leur client, ses avocats, Me Darrigade et Me Malgras, ont fait appel de sa condamnation. Il en serait de même du côté de l'avocat général, qui lui, avait réclamé 30 ans de réclusion et n'a pas été suivi par les jurés.

Daniel Malgouyres devrait donc être jugé à nouveau en cour d'assises d'appel dans un délai d'un an, soit dans l'Aude, soit dans les Pyrénées-Orientales.

Les deux autres co-accusés présents au procès, Richard Bruno et Richard Llop, eux, ne feront pas fait appel. Ils ont été condamnés respectivement à 7 et 8 ans de prison, alors que l'avocat général réclamait 18 de réclusion pour chacun d'entre eux.