• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

[Episode 2] A la recherche de l'Olympia, une épave sous-marine à Frontignan : l'énigme du deuxième navire

Le Robuste, bateau de la société d'archéologie subaquatique de Frontignan en pleine mer - octobre 2018 / © F3 LR
Le Robuste, bateau de la société d'archéologie subaquatique de Frontignan en pleine mer - octobre 2018 / © F3 LR

En avril 2018, des plongeurs de Frontignan dans l'Hérault, découvrent, à quelques encablures de la plage des Aresquiers, une épave. Mais pas celle qu'ils croyaient. 2 navires qui transportaient du soufre ont coulé lors de la même tempête. Entre archives et haute technologie, l'enquête continue.

Par OLC avec S. Banus

"A une faible distance de l'endroit où la justine avait fait naufrage, s'est également échoué le brick grec Olympia, chargé de soufre à destination de Marseille. Le navire s'est enfoncé peu à peu dans le sable."


Aux archives municipales depuis 150 ans


C'est donc aux archives municipales de Montpellier que l'information dormait depuis 150 ans. L'article du Messager du Midi exhumé des tréfonds de la médiathèque, est un véritable scoop pour les archéologues. Deux bateaux sont impliqués. La Justine de Marseille et l'Olympia, un brick Grec.

Aresquiers 12 est l'un de ces deux navires. Oui, mais lequel ? 

En fait, c'est comme une enquête policière


En fait, c'est comme une enquête policière. C'est la concordance avec les différents laboratoires qui nous a permis de trouver lequel était le bon. D'abord, l'analyse du bois du bateau et des essences. Le laboratoire nous dit qu'il n'y a pas d'essence de bois du sud de la méditerranée, donc essayez d'éliminer le Grec. Et puis la céramologue. On ne trouve que la céramique marseillaise. Un deuxième indice qui nous ramène vers la justine," explique Laurence Serra, Archéologue responsable partie scientifique Srassmf.
 

5 semaines de recherche en 2017


Les indices convergent. Aresquiers 12 serait donc bien la Justine. Un navire français transportant du soufre brut en provenance des mines de Sicile. L'équipe n'a plus qu'une seule idée en tête. Retrouver l'Olympia, l'autre navire échoué. Ils vont consacrer cinq semaines à cette recherche à l'été 2017. 

"On avait le point GPS. On jalonnait notre espace de plongée et de recherche pour essayer quelque chose de complet. En 2017, on avait absolument rien vu. Que de sable, du sable et du sable," précise Patricia Naegele, Secrétaire de la Section de recherches archéologiques de Frontignan. 

Si l'Olympia est là, il devient donc évident qu'il gît quelque part sous le sable du plateau. Pour le retrouver, il va falloir changer de braquet. Et faire appel à des compétences scientifiques différentes de celles des archéologues.
 

Un géo-mathématicien


Hakim Rakrouki est géo mathématicien. Son crédo, transformer des informations brutes en modélisations mathémathiques afin de créer des cartes. Dans ce cas, ce sont celles du Messager du Midi qui vont lui permettre de travailler.

Que disent elles? ? Que la Justine et l'Olympia ont fait naufrage à faible distance. Et que l'Olympia s'était échoué à 300 m de la plage.
 

La Justine et l'Olympia ont fait naufrage à faible distance


"La Justice, comme il y avait du brouillard effarant a vu au dernier moment l'Olympia qui était déjà à moitié rempli d'eau et s'enfoncer dans le sable. Donc l'Olympia a peu bougé. A partir de là, Hachim a tracé un rectangle avec quatre points GPS d'un kilomètre de long sur 100m de large en plaçant la Justine a peu près au centre," explique Laurence Serra?
 

Voir sous le sable


L'Olympia se cache-t-il dans ce rectangle ? Pour le découvrir, les archéologues de Frontignan vont devoir réaliser un prodige : voir sous le sable. Pour réussir ce miracle, ils vont se tourner vers un des principaux acteurs du off shore mondial. L'entreprise française iX Blue, basée à La Ciotat.
 
Chasseurs d'épaves à Frontignan : épisode 2
En avril 2018, des plongeurs de Frontignan dans l'Hérault, découvrent, à quelques encablures de la plage des Aresquiers, une épave. Mais pas celle qu'ils croyaient. 2 navires qui transportaient du soufre ont coulé lors de la même tempête. Entre archives et haute technologie, l'enquête continue. Interview de Laurence Serra, archéologue, de Patricia Naegele, club de recherche archéologique de Frontignan et d'Hakim Rakrouki, géomathématicien - F3 LR - Sébastier Banus et Franck Detranchant

A lire aussi

Sur le même sujet

"Si une cathédrale brûle, elle est appelée à être rebâtie"

Les + Lus