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“Un flic suicidé est un flic à moitié pardonné” : les gilets jaunes auteurs présumés de ces propos jugés à Montpellier

Plusieurs centaines de policiers s'étaient rassemblés devant le commissariat de Montpellier après le suicide d'une de leurs collègues. / © S. Banus F3LR
Plusieurs centaines de policiers s'étaient rassemblés devant le commissariat de Montpellier après le suicide d'une de leurs collègues. / © S. Banus F3LR

Trois jeunes Montpelliérains et un habitant de Mireval seront jugés fin juin pour outrage en réunion. Le 29 avril dernier, venus soutenir un gilet jaune, ils auraient entonné devant le palais de justice, un chant faisant référence au suicide d'une policère quelques jours plus tôt à Montpellier.

Par Josette Sanna

"Elle est où la capitaine, pan, pan, un flic suicidé est à moitié pardonné". Venus soutenir un des leurs lors d'un procès le 29 avril dernier, des gilets jaunes avaient entonné ce chant sur le parvis du palais de justice. Un chant en référence au suicide d'une capitaine de police qui avait mis fin à ses jours le 18 avril dernier au commissariat de Montpellier.

Le chant de la honte

C'est le chant de la honte, entonné lors du procès d'un homme condamné à trois ans de prison ferme pour dégradations lors des manifestations.

C'est un chant sacandaleux, une sorte d'incitation au suicide

"C'est un chant sacandaleux, une sorte d'incitation au suicide, s'indigne Joseph Galera, secrétaire départemental adjoint du syndicat de police Alliance 34.
C'est un outrage en rébellion et nous espérons que leurs auteurs écoperont de la peine maximale :  deux ans de prison et 30 000 euros d'amende", ajoute le policier choqué.

Enquête 

Aussitôt, le procureur de la République avait diligenté une enquête pour outrage sur une personne dépositaire de l'autorité publique. "Des propos inacceptables, humainement et juridiquement", avait alors réagi, Christophe Barret.

Filmés par les caméras de surveillance

Ces propos avaient été entendus par les collaborateurs d'un magistrat. Les témoignages recueillis, et le visonnage des caméras de surveillance ont conduit à l'interpellation de quatre individus.Trois Montpelliérains agés d'une vingtaine d'années ainsi qu'un habitant de Mireval.

Des propos abjects tenus par des pseudo gilets-jaunes

"Toute la communauté policière montpelliéraine est touchée et cela ne vient qu'aggraver cette peine. Il y a de la colère quand on entend de tels propos abjects tenus par des pseudo gilets jaunes", avait alors réagi Yann Bastière, du syndicat Unité SGP Police FO 34.

Procès fin juin

Les jeunes gens, -trois hommes et une femme-, auteurs présumés de ces propos ont été arrêtés. Placés en garde à vue, ils devaient être jugés en comparution immédiate ce vendredi à Montpellier mais leur procès a été reporté au 27 juin. Une cinquième personne est recherchée.

Une peine exemplaire pour ces propos abjects

Si les syndicats de police ne commentent pas le report de l'audience, ils espèrent, précise Bruno Bartoccetti ( SGP FO ) "une peine exemplaire pour les auteurs de ces chants abjects".

SDF ?

En attendant leur procès, les quatre gilets jaunes, qui selon une source proche de l'enquête "se disent SDF ont fait valoir leur droit au silence jusqu'à l'audience".

Le parquet avait requis leur placement en détention, mais ils ont été laissés libres et placés sous contôle judiciaire jusqu'à leur procès.

Appels à la haine

Quant aux policiers, parties civiles, ils ont été invités à ne pas se rendre ce jour-là au tribunal en raison de menaces qui circuleraient sur les réseaux sociaux appelant à repérer leurs domiciles et à les attaquer. 
 

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