"Il ne nous reste plus que des miettes" : colère et mobilisation des chauffeurs de VTC à Montpellier

Les chauffeurs VTC bloquent la circulation depuis 7 heures ce lundi aux entrées de Montpellier. Ils dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail et réclament l'instauration d'un numerus clausus pour limiter le nombre de nouveaux chauffeurs ainsi qu'une sectorisation régionale de la profession.

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Circulation compliquée ce lundi matin, aux entrées est de Montpellier : la deux voies entre le Zénith de et le Corum a été complètement bloquée par des chauffeurs VTC en colère. Un mouvement initié par l'association FM VTC, qui rassemble une centaine de chauffeurs à Montpellier.

Ils réclament l'instauration d'un numerus clausus pour limiter le nombre de nouveaux chauffeurs et la sectorisation régionale de la profession afin d'empêcher des chauffeurs d'autres régions, parisiennes notamment, de venir travailler dans les stations balnéaires de l'Hérault en été.

Notre profession est en danger (...) Il ne nous reste plus que des miettes, on peut travailler des heures et des heures mais on touche très peu d’argent.

Karim Hellal, porte-parole de l'association FM VTC-Montpellier

"Notre profession est en danger, alerte Karim Hellal, le porte-parole de l'association FM VTC-Montpellier. On a un métier qui est très précaire ! Aujourd’hui, on demande a être reconnu dans notre activité. La difficulté, c’est qu’il y a de plus en plus de nouvelles licences qui arrivent sur le marché. Ça fait les affaires des grosses plates-formes qui peuvent répondre à un besoin très rapidement. Et, nous, ça divise à chaque fois une peu plus la part de gâteau et il ne nous reste plus que des miettes, on peut travailler des heures et des heures mais on touche très peu d’argent."

300 euros d'amende mensuelle

Les chauffeurs de VTC réclament aussi le partage de la route avec les taxis : pouvoir circuler aux heures de pointe sur les voies de bus ou encore d'obtenir des emplacements dédiés dans les gares et les aéroports. 

Nombre d'entre eux prennent souvent 35 euros d'amende, juste pour déposer ou prendre un client. Des conducteurs VTC refuseraient même certaines courses comme celles proches du secteur de la préfecture de l'Hérault, dans le centre-ville, où les verbalisations pleuvent.

Une addition salée qui peut monter jusqu'à 300 euros d'amendes par mois.

D'autres mobilisations se sont déroulées ce lundi chez nos voisins de PACA : des opérations escargots ont eu lieu à Marseille ce lundi matin, ainsi que sur l'A 8 entre Cannes et Nice dans les Alpes-Maritimes.

Si les chauffeurs de VTC n'obtiennent pas satisfaction, ils menacent de faire grève pendant les Jeux olympiques dont les épreuves de voile se dérouleront à Marseille, où une nouvelle mobilisation est prévue la semaine prochaine.