Hérault : sous une ligne très haute tension, des habitants de Grabels craignent pour leur santé

A Grabels dans l’Hérault, les habitants du quartier Valsière ont lancé une pétition pour demander l’enfouissement de la ligne très haute tension qui les surplombe. Leur principale crainte : les conséquences que peuvent avoir les ondes produites sur la santé des enfants.

Malgré cette ligne, beaucoup de familles se sont installées dans le quartier Valsière à Grabels, dans l'Hérault.
Malgré cette ligne, beaucoup de familles se sont installées dans le quartier Valsière à Grabels, dans l'Hérault. © FR3 Occitanie
Le quartier de Valsière, à Grabels dans l’Hérault, est mobilisé depuis des semaines. Les familles qui vivent ici ne cessent de demander l’enfouissement de la ligne à très haute tension qui passe au-dessus de leur tête, et surtout au-dessus de celle des enfants.

"Vous avez une crèche, une école, un parc…", énumère Soumia Messaoudi, porte-parole du collectif "les survoltés de Valsière".

Il y a trop de monde en dessous, presque 2 000 personnes à moins de 30 mètres de cette ligne.


Leucémie infantile



Ce qui inquiète, c’est les conséquences sur la santé que pourrait avoir une telle exposition aux champs électromagnétiques.

La communauté scientifique reste divisée quant à la dangerosité de ces rayonnements. Mais des chercheurs ont remarqué plus de stress, d'irritabilité, d'insomnie chez certaines personnes. Pire, plusieurs études ont associé exposition aux lignes très haute tension et leucémies infantiles, sans qu’un lien de causalité ait toutefois pu être prouvé.

Face aux risques, les habitants demandent que la ligne soit enterrée. Une pétition sur Internet a reçu près de 400 signatures.

Une réclamation qui semble avoir été entendue : le conseil municipal devrait faire voter une demande d'enfouissement de la ligne par le propriétaire RTE (réseau de transport électrique).


Le reportage de Jean-Philippe Faure et Nicolas Chatail :
durée de la vidéo: 01 min 47
Hérault : sous la ligne très haute tension, des habitants de Grabels craignent pour leur santé ©France 3 Occitanie


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