Montpellier : ils prévoyaient un attentat contre la tour Eiffel, deux jeunes renvoyés devant la Cour d'assises

A Clapiers, les forces de l'ordre avaient fait sauter la porte de l'appartement où logeait Thomas, 20 ans qui projetait un attentant contre la Tour Eiffel. / © L. Calmels
A Clapiers, les forces de l'ordre avaient fait sauter la porte de l'appartement où logeait Thomas, 20 ans qui projetait un attentant contre la Tour Eiffel. / © L. Calmels

Sara Z. et Thomas S., âgés de 16 et 20 ans avaient été arrêtés à Montpellier et Clapiers en 2017. Ils avaient prévu un attentat terroriste au nom de daech, contre la Tour Eiffel, le jour de leur mariage. Ils ont été renvoyés devant la Cour d'assises spéciale des mineurs.

Par Josette Sanna

C'est l'histoire de deux jeunes "paumés" qui se rencontrent et projettent de faire sauter la Tour Eiffel. Sara Z., 16 ans, qui habite à Montpellier est une adolescente gothique convertie à l'islam.  Elle rencontre sur internet Thomas S. 20 ans , également converti à l'islam après ses déboires professionnels. Lui vit à Clapiers, au nord de Montpellier.

Derrière le mariage, l'attentat

Le couple prévoyait de se marier le 11 février 2017. Ce mariage, selon l'accusation masquait en fait, un projet d'attentat djihadiste.
Le jeune homme devait se faire exploser à la Tour Eiffel, tandis que l'adolescente envisageait de partir dans un pays musulman contrôlé par daech "auréolée du statut de veuve martyr", rapportent nos confrères du Parisien. Ils seront arrêtés avant d'avoir pu mettre leur projet à exécution.

Leur mentor présumé, également jugé

Près de trois ans plus tard, le couple est renvoyé devant la Cour d'assises spéciale des mineurs pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle et fabrication d'explosifs". A leurs côtés, sur les bancs de cette Cour d'assises, un troisième accusé, Malik H, soupçonné d'être leur guide spirituel et connu des services de police pour apologie du terrorisme. 

Démasqués par un policier infiltré

Le trio est démasqué par un policier "infiltré" auquel la jeune femme a confié leur projet terroriste et mortifère.
Le jeune homme aurait envisagé un repérage dans la capitale.  Alors qu'ils sont sous surveillance, les policiers les voient le 9 février 2017 acheter de l'acétone, et de l'eau oxygénée dans des grandes surfaces à Montpellier.
Ils seront arrêtés le lendemain.

Explosifs

Dans l'appartement où Thomas S a été appréhendé à Clapiers, à la périphérie de Montpellier, par les policiers de l'anti-terrorisme, les enquêteurs découvrent de quoi confectionner des explosifs : 71 grammes de TATP, ainsi que des notes manuscrites pour en fabriquer et les composants ou le matériel nécessaire : acétone, eau oxygénée, seringues et gants de protection...".

"Fière qu'il tue des gens"

En garde à vue, la jeune fille aurait dit être "fière de ce que son compagnon allait faire : exploser la Tour Eiffel, et tuer des gens à Paris... Voulant "être la veuve de celui qui allait entrer dans l'histoire".

En attendant son procès, la jeune femme a été placée en liberté suveillée dans un centre éducatif fermé dans l'Aisne, et se serait sortie de la radicalisation. Ce qui ne serait pas le cas de son ancien fiancé.

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