Jeune femme tuée d'une balle dans la tête à Montpellier : un ami avoue être l'auteur d'un coup de feu accidentel

Montpellier - La jeune femme a été retrouvée morte, au volant de sa voiture, mercredi 1e janvier 2020 près de la discothèque L'Entrepot - 1er janvier 2020. / © maxppp JEAN MICHEL MART
Montpellier - La jeune femme a été retrouvée morte, au volant de sa voiture, mercredi 1e janvier 2020 près de la discothèque L'Entrepot - 1er janvier 2020. / © maxppp JEAN MICHEL MART

L'un des quatre amis de la jeune femme retrouvée morte d'une balle dans la tête au volant de sa voiture devant une discothèque de Montpellier a avoué être l'auteur du coup de feu. Il explique qu'il s'agit d'un accident. Il sera déféré vendredi matin devant un juge. 

Par Fabrice Dubault

Le drame s'est produit vers 7 heures du matin, mercredi 1er janvier. La victime de 23 ans était alors au volant de sa voiture, stationnée dans le quartier Tournezy à Montpellier, à quelques centaines de mètres de la discothèque L'Entrepôt, située à Lattes.

Laura, originaire d'Avignon et ses 4 amis y avaient passé le réveillon. Ils étaient tous très fortement alcoolisés selon le parquet.
 
 

Un homme de 33 ans avoue un tir accidentel en garde à vue


Il a fallu attendre 17h mercredi pour que les 4 amis soient dégrisés et puissent être entendus par la police.
L'un d'eux, âgé de 33 ans, a alors avoué aux enquêteurs du SRPJ être l'auteur d'un tir accidentel. Des faits apparemment confirmés par un témoin, une autre jeune femme qui se trouvait dans la voiture au moment du coup de feu.
 

Je voulais exhiber le pistolet, faire le malin.


L'arme serait un pistolet Glock 9mm automatique donc soumis à autorisation. Un document que le suspect n'avait pas.
Il explique le tir accidentel par un mauvais maniement de l'arme alors qu'il tentait d'en retirer le chargeur, pour l'exhiber, assis à l'arrière du véhicule. La jeune femme tuée était elle au volant, voiture arrêtée.
 

Selon lui, en reprenant son arme, il avait oublié que le chargeur était déjà en place et c'est en manipulant celle-ci que le coup serait parti", souligne Fabrice Bélargent, procureur de la République de Montpellier.


Ce gérant d'entreprise a confié aux enquêteurs qu'il était armé pour sa défense, par peur d'une attaque nocturne comme celle dont son cousin a été victime près de Lille, il y a quelques semaines. Le jeune homme y ayant trouvé la mort. L'arme utilisée dans le drame de Montpellier serait la sienne.

L'auteur du tir mortel sera déféré vendredi matin devant un juge. La thèse de l'homicide involontaire, privilégiée dans un premier temps, pourrait finalement ne pas être retenue. Car pour l'instant, cette hypothèse ne repose que sur les déclarations de l'auteur du tir mortel et le témoignage de la jeune fille qui se trouvait à bord du véhicule.

Une information judiciaire est ouverte pour les faits de violences avec arme ayant entraîné la mort. Les trois autres personnes en garde à vue ont été laissées libres. 


 

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