Montpellier : le docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018, nouveau citoyen d'honneur de la Ville

A l'occasion du sommet Afrique-France, le gynécologue Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018, a reçu la médaille de citoyen d'honneur de la Ville de Montpellier, samedi 9 octobre. Il s'est également vu remettre le titre de Docteur Honoris Causa de l'Université de Montpellier.

Les sourires étaient présents en nombre dans le bâtiment historique de la Faculté de médecine de Montpellier, samedi 9 octobre. Denis Mukwege a reçu la médaille de citoyen d'honneur de la Ville de Montpellier des mains du maire Michaël Delafosse. "C’est sans doute la première fois dans l’histoire de notre Ville que la cérémonie de distinction de Docteur Honoris Causa est associée à la médaille de citoyen d’honneur de la Ville de Montpellier. Cela est lié au caractère exceptionnel de votre personne, de votre engagement et de votre combat", a déclaré le président de Montpellier Méditerranée Métropole pour lui rendre hommage. "Vous avez évoqué que vous êtes confronté à la négation de l’humanité. Mais vous en êtes l’exact opposé. Par vos paroles et par vos actes, vous incarnez sans doute ce que l’humanité a de meilleur."

Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier, Michel Mondain, doyen de la Faculté de Médecine de Montpellier Nîmes, de Sophie Béjean, rectrice de l’Académie de Montpellier, étaient également présents, notamment pour la remise du titre de docteur Honoris Causa, titre honorifique décerné par une université ou une faculté à une personnalité éminente.

Il dénonce un silence choquant et coupable de la communauté internationale

Ce gynécologue congolais s'était fait connaitre pour son combat contre les mutilations génitales pratiquées sur les femmes et les enfants dans son pays. Il avait obtenu le prix Nobel de la paix en 2018.

Au cours d'une intervention, le gynécologue a évoqué le destin des Congolais. "Je veux ici vous faire prendre conscience de la souffrance profonde des femmes congolaises et de mes compatriotes. Ces femmes, ces hommes et ces enfants qui vivent chaque jour comme s’il était le dernier." Il a parlé de "violences indescriptibles depuis près de trois décennies, commises dans un climat général d’impunité, qui alimentent les cycles de violences dans un silence choquant et coupable de la communauté internationale".

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