Le maire de la Grande-Motte demande la réouverture des discothèques

Avec 14 maires de villes touristiques, Stéphan Rossignol, maire de la Grande-Motte, a signé une tribune demandant la réouverture des discothèques avant l'été. Les boites de nuit sont pour lui un atout pour les stations balnéaires. 

Illustration discothèque
Illustration discothèque © MaxPPP

L'été se fera-t-il sans discothèque ? La crainte est vive chez les élus des stations balnéaires.  Le calendrier du déconfinement en 4 étapes, décidé par le chef de l'état, se termine au 30 juin 2021. Et à cette date-là, toujours aucune perspective de réouverture des discothèques. Alain Griset, ministre délégué aux PME, a seulement confirmé ce samedi sur Europe 1 que, « avant le 15 juin, on leur donnera une date d’ouverture ».

Depuis mars 2020, les quelque 2 000 discothèques françaises sont complètement à l'arrêt.

A l'initiative du DJ Jean-Roch, quinze maires de villes touristiques ont  signé ce dimanche 16 mai une tribune dans Le Parisien  pour demander la réouverture des discothèques avant l'été.

Dans ce texte initié par le maire de La Baule Franck Louvrier et le DJ et propriétaire de discothèques Jean-Roch Pedri, les maires dénoncent "un drame pour toute une profession, mais aussi pour les Français et leur envie de pouvoir faire la fête". Le maire LR de la Grande-Motte Stéphan Rossignol est l'un de ces signataires. 


Comme ses confrères signataires,  Stéphan Rossignol a signé cette tribune pour alerter les pouvoirs publics.

 

Le 30 juin, il sera trop tard  pour penser à rouvrir les boites de nuits ! Si nous n'avons pas de discothèques cet été, c'est un secteur économique important qui va disparaître !   

Stéphan Rossignol, maire de la Grande-Motte

 

 

Un attrait touristique  

Si la Grande-Motte a compté jusqu'à 8 établissements de nuits, aujourd'hui 2 discothèques offrent des nuits dansantes aux estivants, et ce n'est pas un atout économique et touristisque moindre. La station draine un public familial, composé d'adolescents et de jeunes majeurs. 

 " C'est un attrait quand on vient en vacances avec ses parents. il nous faut proposer des activités la nuit aux jeunes. D'autant que les boites de nuits sont ouvertes en Espagne, est-ce qu'on les laisse partir en Espagne ? ", explique le maire de la Grande-motte.  

 

Risques de fêtes sauvages 

Et parmi les craintes des élus, la multiplication des fêtes sauvages jusqu'au petit matin, sur la plage ou dans des villas, sans aucun respect des règles sanitaires. L'ouverture des discothèques permettra surtout de canaliser cette population qui a envie de faire la fête.

Où va-t-on après une heure du matin si les discothèques sont fermées ?  Nous l'avons vécu l'an dernier, avec des nuisances sonores et des interventions de gendarmerie. Les patrons de discothèques sont devenus responsables et aujourd'hui, ils font beaucoup de prévention contre l'alcool et les stupéfiants.  

Stéphan Rossignol, maire de la Grande-Motte

" Un déconfinement responsable "

« Comme en Angleterre, en Espagne ou en Israël, exigeons un pass sanitaire ou un test PCR négatif à l’entrée de ces lieux. Mettons en place des jauges. Généralisons les purificateurs d’air, devenus la norme dans les avions, les TGV, ou récemment les écoles. Mettons à disposition des lieux extérieurs éphémères similaires aux terrasses de nos amis les restaurateurs." énumèrent ainsi les signataires.

Un protocole strict auquel les professionnels sont prêts à se plier et qui pourrait même être bénéfique sur le plan sanitaire en provoquant « une demande plus forte des jeunes pour le dépistage et la vaccination »

Un secteur en crise 

Ce secteur qui représente 50 000 emplois directs et plus de 100 000 indirects est dramatiquement affecté. Un chiffre marque les esprits : le Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs (SNDLL) signale au 20 janvier 2021 plus de 100 établissements en liquidation et 300 autres en procédure de redressement ou décision de fermeture volontaire. En France, une discothèque sur quatre pourrait disparaître à la suite de la crise sanitaire.

 

Tribune à l’initiative de Franck Louvrier, maire de La Baule-Escoublac, et Jean-Roch Pedri, fondateur du groupe VIP Room, avec Jean-Pierre Giran, maire d’Hyères, Valérie Grozzi, maire de Grosseto-Prugna-Porticcio, Maider Arosteguy, maire de Biarritz, Stéphan Rossignol, maire de La Grande-Motte, François Blanchet, maire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Daniel Fasquelle, maire du Touquet-Paris-Plage, Sylvie Siri, maire de Saint-Tropez, Philippe Augier, maire de Deauville, Ronan Loas, maire de Ploemeur, Patrick Marengo, maire de Royan, Vincent Morisse, maire de Sainte-Maxime, Yannick Moreau, maire des Sables-d’Olonne, Pierre-Alexis Blévin, maire de Pléneuf-Val-André.

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