Médecin assassiné de 23 coups de couteau : son meurtrier présumé devant les assises de l'Hérault

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Écrit par Josette Sanna

Un homme est jugé à partir de ce lundi 24 janvier pour le meurtre d’un médecin de Montferrier-sur-Lez en avril 2018. Il avait reçu 23 coups de couteau pendant son sommeil.

Les jurés de la cour d’assises de l’Hérault examinent à partir d'aujourd'hui et durant toute la semaine l'assassinat de Pascal Bilger, un médecin de 52 ans, tué par Patrick Goussé, le compagnon de son ex-femme, en avril 2018 à Montferrier-sur-Lez. L'accusé s'était acharné sur sa victime et lui avait porté 23 coups de couteau alors qu’il dormait. Agé de 60 ans, Patrick Goussé s’était dénoncé à la police le lendemain du drame. 

Assassinat sauvage

Cette nuit du 19 au 20 avril, Pascal Bilger dort profondément lorsque un individu pénètre dans sa chambre. Il n'aura pas le temps de réagir. La victime, un médecin de la CPAM de 52 ans est sauvagement assassiné. Son agresseur qui va principalement viser la gorge, va lui porter 23 coups de couteau.

Prémédité

Le lendemain, Patrick Goussé va se rendre à la gendarmerie avec une lettre dans laquelle il expliquera son geste. Il indique avoir prémédité l'assassinat 18 mois plus tôt affirmant que sa victime lui rendait la vie insupportable.

Je n'ai aucunement pété les plombs. Mon geste est posé, calme et serein.

Patrick Goussé, l'accusé

Lors de son audition devant les enquêteurs

L'accusé, devenu agent d’assurance après une carrière militaire, envisageait de remplacer sa victime en s’occupant de ses cinq enfants, alors qu'il était fâché avec les siens. 

Haine contre les fonctionnaires

L'accusé, décrit par les uns comme "un homme sans histoires", et par les autres comme quelqu'un de "psychorigide et autoritaire" nourrissait une haine immense envers les fonctionnaires comme sa victime, un médecin du travail qu'il a qualifiée de "feignasse de fonctionnaire". Des fonctionnaires selon l'accusé, "responsables de la destruction de la France".

Patrick Goussé risque la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict sera connu vendredi 28 janvier.