Montpellier : un amphi de la fac de Lettres bloqué par une assemblée générale non autorisée

Montpellier - AG à la fac Paul Valéry - illustration 2018. / © F3 LR
Montpellier - AG à la fac Paul Valéry - illustration 2018. / © F3 LR

Va-t-on vers un nouveau blocage de l'université Paul Valéry de Montpellier ? Ce mercredi, la première assemblée générale étudiante de Montpellier 3 s'est tenue dans un amphi, sans autorisation, obligeant l'annulation des cours. Le président de la fac a rapidement réagit.

Par Fabrice Dubault


Une assemblée générale de l'intersyndicale enseignement supérieur et recherche de Montpellier s'est tenue ce mercredi matin dans un des amphis de Paul-Valéry. Elle a réuni, selon les participants, 250 étudiants.
Ils dénoncent notamment le système Parcoursup, l'arrêté Licence pris en août et demandent l'abrogation de la loi O.R.E. Orientation et Réussite des Etudiants.

Ils appellent à participer à la journée de mobilisation du 9 octobre et annoncent la réunion d'un premier comité de mobilisation vendredi à 14h.

Autre demande, la banalisation des cours les 9 et 16 octobre, sous peine de mise en place d'un blocage. Ce que le président a totalement exclu dans son communiqué.

Le président de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, Patrick Gilli, et son équipe de direction ont réagi par communiqué. Un courrier (voir ci-dessous) adressé aux équipes administratives et enseignantes, ainsi qu’aux étudiants.

"Ce matin, un groupe d’étudiants et de non étudiants a occupé sans autorisation l’amphithéâtre 1, empêchant la tenue de deux cours prévus dans ce lieu.
Le syndicat Solidaires Etudiant-e-s, à l’origine du mouvement, a ensuite écrit par voie de mél à la présidence pour lui demander de banaliser les cours des 9 et 16 octobre. Demande est également faite pour ces mêmes jours de transformer l’amphi 1 en salle pour la tenue d’une AG. Précisons aussi que lors d’un vote en AG ce matin, il a été annoncé que si la direction refusait la banalisation, l’université serait occupée. Ce vote a cependant été obtenu à une courte majorité.
Alors que l’université Paul-Valéry se remet à peine du mouvement très dur de l’hiver et du printemps derniers, il est évidemment inenvisageable que de nouvelles perturbations viennent dégrader la situation sur le campus. La communauté universitaire dans son ensemble ne comprendrait ni ne tolèrerait la réitération des violences subies et des contraintes de tous ordres. Elle le comprendrait d’autant moins que l’université Paul-Valéry a accepté tous les candidats qui s’étaient inscrits sur ParcourSup, faisant par-là la preuve de sa volonté de maintenir une université accueillante et ouverte au plus grand nombre, sans discrimination.
En conséquence, la direction de l’université ne banalisera pas les journées de cours des 9 et 16 octobre. Que les syndicats mobilisent s’ils le souhaitent, c’est leur droit imprescriptible ; mais qu’ils le fassent sans contraindre des étudiants, des enseignants et des personnels administratifs à subir contre leur gré une privation d’activités.
Parce que nous avons aussi fait la triste expérience de ce que devenaient les amphithéâtres lors des occupations, nous n’entendons pas davantage accorder une autorisation d’accès aux amphithéâtres.

Chers et chères collègues, chers et chères étudiant-e-s, l’équipe de la présidence sait votre volonté de repartir de l’avant en ce début de semestre, dans les conditions qui permettent le libre exercice de nos métiers et de nos activités. Soyez assuré-e-s que nous sommes clairement engagés pour que notre université demeure toujours active et ouverte".

Retrouvez le site Solidaires étudiants Montpellier et leurs revendications.
 

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