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Montpellier : le collectif “Nous sommes” veut associer les citoyens avant les élections locales

"Nous sommes" veut réinventer la démocratie directe à Montpellier. / © F3 LR
"Nous sommes" veut réinventer la démocratie directe à Montpellier. / © F3 LR

A Montpellier, un collectif s'organise depuis novembre 2018 pour faire bouger les lignes. « Nous sommes » veut construire des idées en compagnie des citoyens et habitants en vue des élections locales. A la tête du collectif, plusieurs femmes. Notre équipe les a rencontrées.

Par Sylvie BONNET avec Olivia BOISSON

Eviter les aberrations comme la gare fantôme de Montpellier Sud de France ou le tramway qui évite les plages. A Montpellier, depuis novembre dernier, un collectif s'organise pour donner de la voix. « Nous sommes » a pour objectif de construire des idées en compagnie des citoyens et habitants en vue des prochaines élections locales. A la tête du collectif, trois femmes. Notre équipe, Olivia Boisson et Christophe Monteil, leur a donné la parole. 
Les 3 femmes de "Nous sommes" Montpellier. De gauche à droite, Alenka Doulain, Margaux Bouvier et Cathy Aberdam. / © F3LR
Les 3 femmes de "Nous sommes" Montpellier. De gauche à droite, Alenka Doulain, Margaux Bouvier et Cathy Aberdam. / © F3LR


Alenka Doulain prône la participation des usagers des services publics


"Pourquoi aujourd'hui à Monptellier on ne construit pas la politique avec les gens qui pourtant, tous les jours, utilisent les services publics, les connaissent et connaissent aussi les manquements? "

Il y a de nombreux outils de démocratie participative, explique la militante de "Nous sommes" qui ne comprend pas que Montpellier ne les possède pas.
 

Cathy Aberdam contre "l'homme providentiel"


"A Montpellier ça a été longtemps l'idée que l'homme providentiel va sauver la ville et porter la ville et qui va avoir toutes les réponses mais aussi les clefs du pouvoir. Nous, on pense que ça, c'est fini!"


Margaux Bouvier contre les décisions déconnectées des habitants


C'est l'exemple de la gare Sud de France, située à 6 kilomètres du centre-ville, qui illustre actuellement le mieux le décalage entre décisions politiques et attentes des usagers. Son coût : 142 millions d'euros. Et elle coute encore plus cher aux usagers, en temps perdu et transport payant supplémentaire.

"Les décisions ne sont jamais prises collectivement, explique Margaux Bouvier. En fait, elles ne sont pas portées par l'ensemble des habitants et on pense que c'est ça qui les rend la plupart du temps absurdes et pas du tout au service de l'intérêt général."
 

Un mouvement qui s'inspire de Podemos


Parmi les citoyens, certains membres du collectif sont encartés dans des partis différents. Face aux crises sociale et climatique, ils s'organisent en s'inspirant du modèle espagnol. En 2015, les listes de citoyens remportaient les élections municipales de Barcelone. " Nous sommes" s'en inspire.


"On s'est tous formés à comment on fait fonctionner un collectif et quelles vont être les clefs de la réussite, explique Margaux Bouvier. Et on essaie d'être le plus exemplaires possible entre les discours que l'on porte et la manière dont nous fonctionnons".


L'an prochain, le collectif envisage trois hypothèses : présenter une liste aux prochaines élections municipales, s'allier avec d'autres mouvements politiques déjà existants ou bien devenir force de propositions. "Nous sommes" promet de se déterminer d'ici le mois de juin.

Le reportage suite à l'Agora oragnisée par "Nous sommes", ce dimanche à Montpellier.
"Nous sommes" prône la démocratie participative à Montpellier
Olivia Boisson et Christophe Monteil ont assisté à l'Agora, dimanche sur les rives du Lez. - F3LR

 

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