Montpellier : le CHU se mobilise pour guérir "mieux et plus d'enfants touchés par le cancer"

Seul établissement hospitalier d'Occitanie à pratiquer des greffes de moelle osseuse sur les enfants, le CHU de Montpellier participe à "septembre en or", une opération dédiée à la lutte contre les cancers pédiatriques. Ils touchent chaque année plus de 2.500 enfants et adolescents en France.

"Septembre en or" est une campagne internationale de sensibilisation pour rappeler à tous que le cancer existe aussi chez les enfants. Il est très rare et se guérit plutôt bien mais les séquelles de la maladie peuvent parfois être très invalidantes.

Les enfants et adolescents ne représentent que 1% de l'ensemble des personnes touchées par le cancer. Heureusement, ils en guérissent à 80%, voire 90% pour les leucémies.

La greffe de moelle osseuse constitue l'un des moyens de lutter contre ce cancer du sang, lorsqu’il est particulièrement agressif. Le CHU de Montpellier est le seul à la pratiquer en Occitanie. Dans le sud de la France, deux autres centres hospitaliers universitaires, Bordeaux et Marseille, sont capables de proposer également ce type de traitement.

Le cancer pédiatrique, une maladie qu'on ne peut pas prévenir

Si chez l'adulte, la prévention contre les ravages du tabac et de l'alcool, entre autres, peut jouer un rôle important pour éviter la maladie, chez l'enfant, elle est impossible vis à vis du cancer.

Il n’y a pas de révolution en terme de traitement, même si de nouvelles approches thérapeutiques comme l’immunothérapie laissent entrevoir des progrès significatifs. Mais il faut impérativement travailler sur les conséquences de ces cancers : il faudrait qu’on guérisse plus et mieux.

Nicolas Sirvent, responsable pôle femme mère enfant, au CHU de Montpellier.

Dans la moitié des cas de guérison chez les enfants et adolescents, il peut y avoir de lourdes séquelles : "les traitements et/ou la maladie peuvent provoquer des conséquences au niveau de tous les organes : développement cognitif, insuffisance cardiaque, rénale, pulmonaire, troubles de l’audition, diminution de la fertilité, retentissement sur la croissance…, sans compter les suites psychologiques de ces traitements qui peuvent durer plusieurs mois !" explique le professeur Sirvent.

Chaque année, près de 2 500 nouveaux cas de cancers sont recensés chez les enfants et adolescents. On déplore plus de 500 morts par an en France.

Les cancers pédiatriques demeurent la première cause de décès par maladie chez les moins de 20 ans.

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