Montpellier : Maéva, une étudiante “sans fac“, veut ”se battre” pour poursuivre ses études

Maéva, titulaire d'un Master 1 en psychologie à l'université Paul Valéry de Montpellier - septembre 2017 / © France 3 LR
Maéva, titulaire d'un Master 1 en psychologie à l'université Paul Valéry de Montpellier - septembre 2017 / © France 3 LR

Les "sans fac" sont ces étudiants qui n'ont pas pu poursuivre leurs études dans leur filière car ils n'ont pas été sélectionnés. C'est le cas de Maéva, 23 ans, titulaire d'un Master 1 en psychlogie à l'université de Montpellier. Elle ne va "rien lâcher".

Par Z.S. avec D. Aldebert

La réforme entrée en vigueur cette année prévoit une sélection obligatoire entre la Licence et le Master. Une sélection existe aussi pour les étudiants qui ont déjà leur Master 1. C'est le cas de Maéva, titulaire d'un Master 1 en psychologie à l'université Paul Valéry de Montpellier.

"Se battre" pour poursuivre ses études


Maéva, 23 ans, ne va pas en cours en ce moment. Elle révise chez elle pour ne pas perdre le fil mais ce n'est pas par choix. Titulaire d'un Master 1 en pscychologie clinique, elle s'est vu refuser son inscription en Master 2 à l'université Paul Valéry de Montpellier. Elle est dans une impasse : elle ne peut ni redoubler ni continuer ses études. Elle assure qu'elle va "se battre" pour poursuivre ses études.


Un reportage de Delphine Aldebert et Valérie Banabéra
Montpellier (34) : Maéva, une étudiante "sans fac", veut "se battre" pour poursuivre ses études
Les "sans fac" sont ces étudiants qui n'ont pas pu poursuivre leurs études dans leur filière car ils n'ont pas été sélectionnés. C'est le cas de Maéva, 23 ans, titulaire d'un Master 1 en psychlogie à l'université de Montpellier. Elle ne va "rien lâcher". - F3 LR - Un reportage de Delphine Aldebert et Valérie Banabéra

"Décisions opaques"


Car avec son Master 1, Maéva est titulaire d'un diplôme inachevé qui n'a aucune valeur sur le marché du travail. Elle ne comprend pas pourquoi l'université l'empêche d'accéder au Master 2. Seuls 30 élèves en psychoclinique ont décroché ce sésame. Elle a pris un avocat spécialisé pour se défendre. Son avocat assure que l'université de Montpellier a été "sanctionnée" plusieurs fois pour des "décisions opaques".

2.000 étudiants refoulés dans leur filière à Montpellier


En tout, ils sont environ 2.000 étudiants à l'université de Montpellier à avoir été refoulés d'un Master 1 ou d'un Master 2 selon le syndicat de combat universitaire de Montpellier (SCUM). 875 étudiants titulaires d'un Master 1 n'ont pas pu continuer dans le Master 2 correspondant. 1.125 étudiants titulaires d’une Licence se sont vu refuser l’accès à la première année de Master, selon le syndicat.

La direction se défend


La direction affirme suivre des critères objectifs pour sélectionner les étudiants. Notamment "les relevés de notes sur les 3 années (ndlr de Licence)" et le "projet professionnel", déclare Philippe Joron, vice-président en charge de la formation à l'université Paul Valéry de Montpellier.
Maéva, elle, n'envisage pas de changer d'orientation. Elle fonde tous ses espoirs sur une décision de justice qui lui serait favorable pour réaliser son rêve de devenir psychoclinicienne.

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