Montpellier : le maire de Lattes dénonce “une invasion permanente” de quelques familles de gens du voyage

Lattes (Hérault) - 60 caravanes occupent illégalement le parking d'une entreprise depuis dimanche - 28 janvier 2020. / © F3 LR
Lattes (Hérault) - 60 caravanes occupent illégalement le parking d'une entreprise depuis dimanche - 28 janvier 2020. / © F3 LR

C'est un problème récurrent. Depuis dimanche, le parking d'une société informatique de Lattes est envahie illégalement par une soixantaine de caravanes. Une intrusion qui exaspére le maire mais aussi certaines familles de "voyageurs" qui estiment ne pas avoir de terrain adapté dans la métropole.

Par Fabrice Dubault


Un peu plus de 48 heures, après avoir pris illégalement possession du parking de la société Septeo, les propriétaires des 60 caravanes ont reçu ce mardi la visite de la police nationale. L'arrêté d'expulsion de l'Etat leur est signifié, ils ont 24 heures pour quitter les lieux.
 

Cette nouvelle intrusion et occupation d'un terrain privé a le don d'agacer le maire de Lattes.
 

C'est une invasion permanente. Il ne s'agit pas de gens du voyage qui passent à l'occasion de pélerinages ou de migration habituelle. Ce sont 3 ou 5 familles qui ont élu domicile depuis 5 à 6 ans, en permanence, entre Pérols, Lattes et Montpellier" explique Cyril Meunier, le maire SE de Lattes.


Le problème, selon l'élu, ne viendrait donc pas de sa commune, pionnière selon lui en matière d'accueil.

Nous nous sommes rendus sur l'aire de grand passage de Lattes, à deux pas de l'autoroute A9. Elle est occupée en ce moment par des familles de forains. S'ils ont du mal à témoigner devant notre caméra, les images sont parlantes. Et encore, c'est sans les rats qui pulluleraient aux dires des occupants. Et tout cela est payant.
 

On paie 3,50€ par caravane et par jour. On a le droit à l'électricité, à l'eau et les poubelles sont ramassées. Mais nous n'avons pas de sanitaires.


Les gens du voyage qui ont envahi le parking de l'entreprise Septéo ont refusé de se rendre sur cet aire de grand passage.
Le maire dit avoir investi 800.000 euros depuis 2013, et que ni les sanitaires, ni le bitume ne sont une obligation.

Il y a quelques mois, le maire de Pérols, commune voisine, choisissait de défoncer le bitume d'une friche industrielle pour en interdire l'accès.
Des réponses qui malheureusement ne réglent pas le problème.
 

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