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Montpellier : à partir de combien d'heures est-on addict aux jeux vidéos ?

L'Occitanie e-sports à Montpellier - 21/06/2019 / © E.Garibaldi / FTV
L'Occitanie e-sports à Montpellier - 21/06/2019 / © E.Garibaldi / FTV

Montpellier reçoit l'Occitanie e-sport, un grand tournoi de jeux vidéos en ligne. L'occasion de voir des joueurs professionnels à l'œuvre, comme Gotaga, l'une des stars de la discipline. Mais les jeux vidéos sont aussi source d'addiction. Rencontre avec de jeunes fans.

Par Carine Alazet

Concentration extrême, les yeux rivés sur son écran, Rémy joue 5 heures par jour aux jeux vidéos. Pour lui, ce n'est pas une addiction.

Il peut répondre à une interview, tout en jouant en ligne en équipe avec son frère.

On joue à 2, je ne peux pas le lâcher, j'ai l'habitude de communiquer en jouant, aucun problème.


Nathan, lui, affirme ne pas passer de nuits  blanches sur ses manettes.

Je joue en général 3 heures, avec des gens que j'aime bien.

Pour ces ados, le jeu vidéo est une passion pas une addiction.

Qu'est-ce qu'une addiction aux jeux vidéos ?

Le terme d'addiction n'est pas forcément utilisé par les médecins quand il s'agit des jeux vidéos. 

Pour beaucoup, il ne s'applique qu'aux adultes, pas aux adolescents, qui se cherchent, se testent.

Et plus qu'une question d'heures passées sur les écrans, c'est un comportement qui doit alerter : désocialisation, rejet de toutes autres activités, agressivité.

Le jeu vidéo peut être un refuge face au mal-être, un symptôme d'autres difficultés plus profondes.

Pour l'IFAC, l'institut fédératif des addictions comportementales, "on retrouve dans l’utilisation problématique des jeux vidéo, des similitudes que l’on note aussi dans la consommation de substances psychoactives".

Certains adolescents vont avoir des fragilités psychologiques qui vont les rendre plus sensibles à l’usage abusif des écrans. Parmi ces facteurs de risques on trouve une humeur dépressive et une mauvaise estime de soi avec une attitude de repli, d’inhibition, voire une phobie sociale, cette peur des autres peut devenir invalidante au point de rester cloué chez soi.


En juin 2018, l'OMS, organisation mondiale de la santé, a ajouté à ses classifications le "gaming disorder", le trouble lié aux jeux vidéos. Une décision qui a fait polémique.


Pour l'IFAC, "un parent ou une personne de l’entourage doit s’inquiéter lorsque l’espace individuel ludique va venir envahir les autres domaines de la vie du sujet : école, travail, environnement affectif et familial."
 
Après plusieurs heures de recherche dans le salon Occitanie e-sports, l'équipe de ce reportage a réussi à trouver un repenti des jeux vidéos.
Léo, 19 ans, a réussi à sortir de son addiction du jour au lendemain. 

J'ai mis un an à décider de décrocher. Un jour j'ai joué pendant 8 heures et le lendemain, plus du tout. Si j'ai réussi à décrocher, tout le monde peut le faire.


Gamer, c'est aussi un métier


Sa passion pour les jeux vidéos de combat, Olivier Hay en a fait son métier et quand il joue 8 heures par jour, c'est pour gagner de l'argent.

Olivier est professionnel depuis 5 ans. Il gagne 70 000 euros par an pour jouer pendant des heures.

Le parisien est né avec une manette dans la main.

Dès 5-6 ans, j'ai commencé à jouer. Certains enfants ont des petites voitures, moi j'ai eu une console.


L'Occitanie e-sports fait son show à l'Arena Sud de France à Pérols près de Montpellier jusqu'au dimanche 23 juin 2019.

 

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