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Montpellier : les Pourcel, propriétaires d'un restaurant au Sri Lanka, bouleversés et inquiets, après les attentats

Le Café Français, restaurant de Jacques et Laurent Pourcel à Colombo, capitale du Sri lanka, un an après son inauguration. / © Café Français/Frères Pourcel
Le Café Français, restaurant de Jacques et Laurent Pourcel à Colombo, capitale du Sri lanka, un an après son inauguration. / © Café Français/Frères Pourcel

Après les attentats au Sri Lanka, les chefs montpelliérains Jacques et Laurent Pourcel s'inquiètent pour l'avenir de leurs équipes sur place. Leur Café Français, installé dans la capitale depuis 5 ans, n'a pas été touché par les explosions. Mais la situation sur place est compliquée.

 

Par C.Alazet avec J.Gaussen

Les attentats au Sri Lanka ont fait 310 victimes (bilan au 23/04/2019) dans des églises et des hôtels de luxe de la capitale le week-end de Pâques.

Les chefs montpelliérains Jacques et Laurent Pourcel, associés à Olivier Château et Jean-Charles Toussaint sur place, ont ouvert il y a 6 ans le premier restaurant de cuisine française du Sri Lanka, dans le quartier des ambassades à Colombo. 

On a une pensée pour toutes nos équipes là-bas. C'est beaucoup de tristesse et de peine. Le Sri Lanka est un pays fabuleux, avec des gens adorables.

Le chef Bertrand Dubois et sa brigade dans les cuisines du Café Français à Colombo au Sri Lanka en 2016. / © Café Français / L. et J. Pourcel
Le chef Bertrand Dubois et sa brigade dans les cuisines du Café Français à Colombo au Sri Lanka en 2016. / © Café Français / L. et J. Pourcel

Un établissement fréquenté par des expatriés et des touristes, qui aurait tout-à-fait pu être une cible pour les terroristes.

Le Café Français, n'a pas été touché par les explosions mais il est bien-sûr fermé depuis les attentats.

L'établissement emploie 35 personnes, essentiellement des Sri-lankais.

Pour le chef Laurent Pourcel, l'avenir du Café Français est menacé : les attentats vont faire fuir une clientèle internationale qui commençait tout juste à arriver dans un pays ravagé par 20 ans de guerre.

C'est un endroit qui a mis du temps à démarrer mais qui était sur une belle dynamique... On ne sait pas trop comment ça va évoluer... On tient à rester, c'est un pays en plein développment et là, ça va être un stop à tout. L'affaire va être très dure à maintenir. Mais on est de tout cœur avec eux et on va faire notre maximum pour maintenir le restaurant.

 

Joints par téléphone, Jean-Charles Toussaint, leur associé et manager du Café Français au Sri Lanka, confie que la situation sur place est compliquée mais la vie normale reprend doucement son cours.

Sur place, on ne s'est pas rendu compte tout de suite de l'ampleur des attentats. Maintenant on a des horaires où on peut sortir. Et l'activité reprend doucement dans les rues. 
 

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